C'est quoi ce bazar ?

13 avril 2016

Allez, la valise est prête

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... quoi, tu ne croyais quand même pas que tu allais te débarrasser de moi comme ça ????

 

1556 articles, 950 photos, 12913 commentaires (WOUAH ! ) plus tard,

je vais déposer mes petites affaires

 

ICI

 

Tu viens ? J'ai un record de 12913 commentaires à battre ;-) ! 

 

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12 avril 2016

Un port de Reine

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Ça faisait très longtemps que je souhaitais découvrir la Basilique de Saint-Denis qui abrite les sépultures royales depuis Hugues Capet. Motivation supplémentaire, l'occasion d'y découvrir (jusqu'à fin avril) dans le même temps la très belle exposition des "Grandes Robes Royales".

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Les fantastiques robes imaginées par l'artiste et styliste Lamyne M. sont inspirées des gisants de reines ou princesses aux coupes médiévales, mais parées de tissus actuels : sportswear, wax africain, tissus du Maghreb, chinois, etc, créant ainsi un dialogue entre le les dynasties de l'Histoire de France et les différentes cultures contemporaines. Hautes de trois mètres (hommage à la grandeur des femmes), elles prennent place au sein des alcôves de la Basilique avec majesté.

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Chaque robe porte le nom de sa princesse, par exemple celle ci-dessus c'est Jeanne de France, fille du roi Philippe VI de Valois ; elle meurt à 20 ans alors qu'elle se rendait à son mariage. Les broderies sont inspirées du Moyen-Orient.

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Celle-ci encore, Marguerite de France, fille du roi Philippe V et bienfaitrice de l'Abbaye, avec ses motifs et imprimés inspirés de la culture africaine.

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Quant à la crypte, j'ai appris la différence entre les gisants et les transis dans l'art funéraire : alors que le gisant représente un personnage couché, endormi, priant et souvent souriant, le transi au contraire représente le défunt nu, à l'agonie, crispé. Ainsi le mausolée de Louis XII et d'Anne de Bretagne est-il assez glaçant. 

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Bref, la vie, la mort, l'Histoire, fascinant voyage... un endroit impressionnant qui vaut le déplacement.

 

{Les Grandes Robes Royales, jusqu'au 30 avril, Cathédrale de Saint Denis}

 

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11 avril 2016

Garde-Robe

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La mode n'a pas été inventée pour moi, c'est certain ! depuis toujours je porte l'uniforme jean/haut/blouson, et encore j'ai abandonné les tee-shirt à regret (le grand âge). Je ne daigne entrer dans un magasin que lorsque mes pantalons craquent à force d'avoir été lavés ou lorsque mes tricots ressemblent à du gruyère troué par les griffes de mon chat, c'est à dire à peu près tous les 6 mois et encore je trouve ça trop. Pour moi les fringues ça sert à pouvoir sortir dans la rue sans finir en taule, et ma spécialité c'est de rentrer des promenades en famille encore plus couverte de terre et de taches d'herbes que mes enfants, à croire que je fais du foot tous les dimanches. Je crois avoir battu mon record de shopping de toute une vie lorsque l'an dernier j'ai passé 6 mois à trouver une robe, une seule robe dans laquelle je ne sois pas (trop) ridicule à mon propre mariage. La plupart du temps je me planque sous de longues vestes, bref call me souillon, va.

Histoire d'égayer un peu tout ça (ou de détourner l'attention de ma misère vestimentaire) je porte beaucoup de foulards, et ho surprise, je les choisis souvent à petites fleurs ; voici donc, Alice & Zaza, mon vêtement du moment, un grand cheche printanier qui me permet de :

Garder le mystère tout en me mouchant discrètement...

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L'oter d'un geste sensuel...

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Me faire des nouveaux copains...

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Meuh non je rigole. Il sert plutôt  à :

Planquer mon double menton
Ramasser les miettes
Filtrer la pollution
Oublier l'odeur pas évidente de mon voisin de RER

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Faire des bêtises sans me faire repérer par la police
Cacher mes joues rouge de honte

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Dissuader qui que ce soit de venir me parler les jours sans...

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.......................... Bon, tu l'as compris, je ne suis ni sortable ni présentable, mais facile à reconnaître ! 

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10 avril 2016

Gaffe au Greffier !

Au vu de ces photos rassemblées pour le Défi Photo de Virginie, je retiens que :
je me suis remise à beaucoup lire (au point que je ne tiens pas le rythme pour faire une chronique systématiquement), à force de guetter le moindre bourgeon ou la moindre fleurette ils finissent par inonder mon appareil photo (je te dis combien de photos de magnolia j'ai prises au Palais Royal hier après-midi ?), j'ai pu aller à un joli rendez-vous gourmand littéraire avec David Foenkinos qui est décidément un auteur terriblement drôle et sympathique. Enfin, note pour moi-même : fais gaffe à ton chat, il a des yeux de psychopathe (même quand il louche).

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Je te souhaite une belle fin de week-end !  

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07 avril 2016

Belles de Shangai

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Shangai, 1905. Au sein de la Concession internationale, Violet grandit au sein de la maison des courtisanes tenue par sa mère, une américaine. Tandis que la Chine est en proie à de violents changements politiques, la petite fille observe les us et coutumes des belles de boudoir. Lorsque sa mère se fait duper par un escroc, Violet est kidnappée et à son tour cloîtrée dans un de ces mêmes établissements, destinée à se prostituer.

"Les Belles de Shangai" c'est d'abord un univers feutré, raffiné, sensuel où la défloration des jeunes filles a un prix et la valeur des courtisanes monte et descend en fonction de leur réputation. Violet, déjà bien avertie par ses observations de petite fille, va être initiée à la féminité, à l'art de la séduction et aussi de la manipulation - le fonctionnement et la hiérarchie des "maisons de fleurs" sont extrêmement détaillés. Et alors que tout sentiment semble exclu de ce monde, Violet connaîtra des histoires d'amour, passionnelles, contrariées ou tragiques. Loyauté, Edward, Perpétuel... à chaque liaison son histoire et un chapitre de sa vie.

C'est aussi l'histoire d'une quête, quête des origines - Violet se découvre de père chinois - et de la maternité. Des salons élégants et luxueux à l'isolement d'un village isolé au fin fond du pays, ce sont toutes les facettes d'un pays en mutation que l'auteur dépeint avec talent, expressivité et sans aucun tabou.
Fascinant de bout en bout, j'ai été passionnée par ces quelques 600 pages et me suis laissée transporter par ces femmes de caractère qui luttent pour leur identité et leurs enfants.

 

{Belles de Shangai, Amy Tan, Editions Charleston}

 

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Tu as vu cette magnifique couverture ? et en plus je suis dedans avec mes copines Charleston :-D :

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L'avis complet des Copines : 

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06 avril 2016

"Démolition" & Emotion

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Banquier d'affaires à la vie confortable et lisse, Davis perd sa femme dans un tragique accident de voiture. Malgré son beau-père qui le pousse à se ressaisir, il perd pied...

15 minutes après qu'on lui ait annoncé la mort de son épouse, il se prend la tête avec un distributeur de M&M's récalcitrant et ça devient la grande affaire de sa vie, façon déclic. Le chagrin prend parfois une route étrange. Davis semble ne rien éprouver, ne pleure pas, au point même de douter d'avoir jamais aimé sa femme, et de l'avoir épousée juste parce que ça lui semblait "simple".

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Puis il se met en tête de tout démolir : d'abord les objets qui ne fonctionnent pas pour les réparer et comprendre comment ça marche, dans l'idée de reconstruire ensuite - mais évidemment cette étape là ne va pas de soi. Il se met ensuite à détruire pour le plaisir de détruire, et de se faire du mal aussi, seul moyen de ressentir quelque chose, quitte à ce que ce soit de la douleur physique.

Tu l'as compris, c'est une histoire de pétage de cable sous couvert d'une belle métaphore : faire table rase de sa vie en en détruisant tous les murs pour mieux recommencer. On peut trouver ça lourd, on peut regretter aussi qu'en démontant sa vie de couple Davis fasse des découvertes pas sympa, histoire de bien démontrer à quel point il est passé à côté de sa femme.

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Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, Wild...) signe à nouveau un film magnifique, suggérant avec subtilité l'absence, le manque, le deuil. Jake Gyllenhaal est exceptionnel avec ce troublant masque d'indifférence, la bande originale est à tomber (avec même quelques notes d'Aznavour). Je regrette juste que l'histoire de Karen, une mère dépassée par son fils rebelle chez laquelle il se réfugie - et trouve d'ailleurs un allié de destruction - soit laissée de côté. Reste un très beau film qui invite à regarder autour de soi, à écouter, à ressentir, à prendre le temps.

{Demolition, un film de Jean-Marc Vallée avec Jake Gyllenhaal, Naomi Watts, Chris Cooper...}

 

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05 avril 2016

Les Visiteurs 3 - Okayyy pour gagner des places ?

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Tu es peut-être trop jeune pour te souvenir du carton des Visiteurs lors de sa sortie en salles en 1993 (pouhlaaaa...), moi je m'en souviens et je peux te dire qu'on en a boulotté du Okayyyyyy et du Jacquouille la Fripouille.  Le deuxième volet avait pas mal marché aussi mais il était grand temps de rajeunir le concept, voilà pourquoi sans doute on va retrouver dans ce nouvel épisode un casting de "jeunes" mêlé aux historiques Clavier / Reno / Chazel. 

Le synopsis ? Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution Française... Plus précisément, la Terreur, période de grands dangers pendant laquelle les descendants de Jacquouille La Fripouille, révolutionnaires convaincus, confisquent le château et tous les biens des descendants de Godefroy de Montmirail, aristocrates arrogants en fuite dont la vie ne tient qu'à un fil.

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Je t'avoue que je ne suis pas forcément une fan de la première heure, mais les nouveaux arrivants, parmi lesquels Karin Viard, Alex Lutz et Sylvie Testud pourraient bien me convaincre, et je suis curieuse de voir si le succès du film va atteindre celui du premier.

Tenté ? Grâce à Gaumont je peux te faire gagner 3X2 places, pour ça tu me laisses un petit commentaire jusqu'à vendredi midi, ensuite un petit tirage au sort et je compte sur toi pour me filer rapidement tes coordonnées pour que je puisse les transmettre.

(A noter - comme pour chaque jeu-concours - que si le lot ne te parvient pas, c'est pas après moi qu'il faudra râler - comme ça m'est déjà arrivé - mais auprès de ton facteur adoré. Merci. Bisous)

Edit : Les gagnants des places sont La Bibli d'Onee - Isa48 - Anne Bibi. Merci de m'envoyer rapidement vos coordonnées ! 

 

{Les Visiteurs 3 - la Révolution, un film de Jean-Marie Poiré, avec Christian clavier, Jean Reno, Karin Viard... Sortie en salles mercredi 6 avril}

 ★

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04 avril 2016

Madeleine

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Rien de tel qu'un petit questionnaire de Proust, à l'initiative d'Alice et Zaza, pour se mettre en jambes dès le lundi matin, allez c'est parti ! 

1. Le principal trait de mon caractère ? Chiante
2. La qualité que je préfère chez un homme ? L'humour
3. La qualité que je préfère chez une femme ? L'humour
4. Ce que j'apprécie le plus chez mes amis ? L'humour (Et la présence. Denrée en voie de disparition.)
5. Mon principal défaut ? La rancune
6. Mon occupation préférée ? Lire, aller au cinéma, boulotter du chocolat.
7. Mon rêve de bonheur ? Une maison pleine de rires, de musique, de petites fleurs et de pâtisseries (vas-y, tu peux lancer le générique de la Petite Maison dans la Prairie)
8. Quel serait mon plus grand malheur ? Par superstition je préfère ne pas l'exprimer.
9. Ce que je voudrais être ? Libérée (de moi. Work in progress)
10. Le pays où je désirerais vivre ? Ici c'est très bien (même s'il va falloir lutter pour que ça le reste), mais j'aimerai tous les visiter pour être bien sûre :-p !
11. La couleur que je préfère ? Les tendres, les douces, celles qui annoncent le printemps
12. La fleur que j'aime ? L'anémone
13. L'oiseau que je préfère ? La chouette !
14. Mes auteurs favoris en prose ? Kasischke, Harris (Joanne), Oates, Carrère, Foenkinos, Wiazemsky.......... J'en oublie !
15. Mes poètes préférés ? Mon fils. Et Prévert.
16. Mes héros favoris dans la fiction ? Edward aux mains d'Argent. Dexter. 
17. Mes héroïnes préférées dans la fiction ? Buffy. Lisbeth Salander. Candy. Rose (Titanic).
18. Mes compositeurs préférés ? Schubert. Hans Zimmer (j'adore les BO !)
19. Mes peintres favoris ? Morisot. Courbet. Klimt. Burne-Jones. Basquiat.
20. Mes héros dans la vie réelle ? Robert Badinter et Simone Veil
21. Mes héroïnes dans l'histoire ? Elisabeth d'Autriche
22. Mes noms/prénoms favoris ? Ceux de mes louveteaux.
23. Ce que je déteste par-dessus tout ? La bêtise et sa petite copine l'intolérance.
24. Personnages historiques que je méprise le plus ? Tous les petits chefaillons de m*rde qui ont trouvé des meutes assez décérébrées pour les suivre aveuglément.
25. Le fait militaire que j'estime le plus ? La résistance
26. La réforme que j'estime le plus ? Le droit de vote des femmes
27. Le don de la nature que j'aimerais avoir ? La main verte
28. Comment j'aimerais mourir ? sans m'en rendre compte
29. Etat d'esprit actuel ? J'attends de voir (pas pour répondre, c'est vraiment mon état d'esprit : je suis curieuse)
30. Fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence ? les fautes de goût (de celles là on ne meurt pas)
31. Ma devise ? "Debout, feignasse !!!!!"

 

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03 avril 2016

Celui qui se faisait désirer

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Premier dimanche à profiter de températures clémentes après une semaine de flotte quasi en continu... Purée ça fait du bien ! Un petit pêle-mêle pour le défi photos de Virginie, avec des lectures (le désormais trés connu En attendant Bojangles, que j'ai trouvé très rafraichissant par rapport à la production littéraire en général, et un premier livre gonflé, bientôt chez Stock), le point météo (avec arc en ciel et Tour Eiffel dans le brouillard inside) et le bilan sorties (un mercredi après-midi au Forum des Images, un street art aviaire) qui se termine comme traditionnellement chaque week-end de Printemps au Parc de Sceaux.

 

J'espère que tu as pris un bon bol de soleil ce dimanche... à demain ?

 

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29 mars 2016

Pardonnable, Impardonnable

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Milo, 12 ans, tombe dans le coma après un accident de vélo. Cette catastrophe va provoquer des déflagrations en chaîne au sein de sa famille : ses parents Céleste et Lino, sa grand-mère Jeanne, sa tante Marguerite présente au moment de l'accident - et tenue pour responsable.

Prenez une famille, provoquez un accident et contemplez le désastre : l'éclatement au grand jour de tous les ressentiments, toutes les rancoeurs, toutes les jalousies, toutes les vérités... C'est cette désintégration que Valérie Tong Cuong nous raconte avec une justesse des sentiments et un talent fou pour raconter la violence psychologique, le poids des secrets qui vous rongent, cette pile fragile de mensonges et de petits arrangements avec la vérité accumulés au fil des années.

C'est si réaliste que c'en est troublant : on s'identifie si facilement aux personnages, ces parents fous de douleur, cette tante fantaisiste et envahissante, cette mère omniprésente, étouffante, cruelle... Tour à tour les personnages, sombres ou lumineux, nous livrent leur vérité, portés par la douleur, la peur de voir se reproduire la tragédie de l'enfant disparu, puis par la haine et le désir de vengeance. Personne ne sortira indemne de l'accident de Milo, et à la fin du livre les cartes seront fatalement redistribuées.
Au milieu, un enfant catalyseur de tous les espoirs et capable de tous les pardons, car pour survivre, pour se reconstruire (littéralement et symboliquement) il va falloir apprendre à pardonner, à se pardonner, mais est-ce toujours possible ? C'est fort, très fort, c'est douloureux, très douloureux.


Quand perd-on la capacité à être joyeux ? A quel âge enterre-t-on l'enfant que nous fûmes ? Pourquoi commet-on cette erreur stupide ?

 

{Pardonnable, Impardonnable, Valérie TONG CUONG, J'ai Lu}

 

✩ Merci à Babelio et aux éditions J'ai Lu ✩

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