C'est quoi ce bazar ?

30 juin 2015

Le Coeur entre les Pages, ode aux libraires

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Cette couverture ! les amoureux des livres (et des chats) seront forcément tombés sous son charme dans la seconde. J'avais donc hâte de découvrir si le contenu était aussi réussi...

Voilà un très joli premier livre, plein de charme, de peps et d'humour, gros cri d'amour envers les petites librairies en voie de disparition. Deux mondes s'y affrontent, celui des vieux bouquins usés encombrant les rayons poussiéreux d'une librairie antédiluvienne (le Dragonfly) située à Mountain View, spot à start-up de la Silicon Valley (antre de Google, entre autres).

Maggie est le chaînon manquant entre ces deux univers ; venant de se faire virer de la boîte qu'elle a elle-même créée avec son meilleur ami, elle traîne son ennui en lisant à la chaîne des bouquins à l'eau de rose dans les fauteuils de la librairie tenue par son ami Hugo, sous l'oeil méfiant de Jason, qui y est employé, et de Grendel, le chat lunatique et quelque peu agressif. Jusqu'à ce qu'une étrange correspondance dénichée dans les pages d'un vieil exemplaire de "L'amant de Lady Chatterley" ne la pousse à se bouger les fesses en se mettant en tête d'en retrouver les auteurs, et à faire bénéficier la librairie menacée de fermeture de ses talents. Création d'un site, recensement des titres, vente sur internet... En s'ouvrant au monde moderne, la librairie ne va-t-elle pas y perdre son âme ?

Finalement, Maggie, pourtant au centre de l'histoire, n'aime pas tant les bouquins que ça, pour elle ce sont juste des produits, et la librairie un commerce. Mais elle est très attachée à son ami Hugo pour qui la librairie est sa raison de vivre, et pétrie de ses romans romantiques, elle aime l'idée que des amoureux potentiels s'envoyent des messages dans les pages d'un livre. Ce pourrait même être un film avec Tom Hanks et Meg Ryan, mais le sillon n'est pas suffisamment creusé et l'identité des deux correspondants m'a même un peu déçue - tout comme la fin, sans parler de la faible présence du greffier de la fameuse couv.

Mais j'ai tout de même passé un moment vraiment très agréable et plutôt léger à la lecture de ce roman qui pour une fois met à l'honneur les libraires (sans rien cacher des difficultés du métier).

J'avais toujours considéré les moments difficiles de ma vie comme ce qu'il se passe dans un livre. On règle le problème et on avance. Sauf que ce n'était pas du tout comme ça, les limites n'étaient pas aussi nettes, ils se mélangeaient aux bons en donnant le bras aux pires. C'est ainsi que nos pertes deviennent des briques de silence autour de nous.


{Le Coeur entre les Pages, Shelly King, Préludes}

 

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29 juin 2015

♪ Voilà l'été j'aperçois le soleil ♪

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Il me tarde d'être en vacances, Alice & Zaza, voici si longtemps qu'on n'est pas partis et j'ai hâte, hâte, hâte de changer de paysage. Pour nous qui habitons un 4e étage sans ascenseur, le long d'une voie de RER et avec vue charmante sur les voisins, vacances signifie obligatoirement maison avec jardin (surtout pour nos garçons). Pour moi, ça ne va pas t'étonner, vacances rime avec mer. Avec balades, lecture, et (avec de la chance) quelques siestes. Cette semaine je suis happy depuis qu'on a déniché une maison en Bretagne (au dernier moment, comme d'hab, vive les désistements et les baisses de tarifs). Je louche sur les photos de la location en y cherchant le coin que j'élirai pour bouquiner, le jardin où on pourra étirer la journée au maximum, faire de longs apéros. Peu importe le temps (enfin quand même, s'il fait beau, ce sera la cerise), j'ai l'intention de marcher, seule (pendant que les Minimonstres occupent leur papa...) ou accompagnée, et de traîner sur la plage autant que je pourrai pour faire des réserves pour l'année....  HATE, HATE, HATE !!

 

♥ Ces cuissots de petit breton datent de 2008.

♪ Les Négresses Vertes.

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28 juin 2015

L'amour court les rues

En panne de  téléphone depuis jeudi et sans doute pour un bon moment, je jongle avec d'anciennes photos et le téléphone de MonMariiii pour essayer d'instagramer - c'est là que tu tu te rends compte que tu es vraiment accro ! (hein, ah bon, ça sert aussi à téléphoner ?). Petite récap pour le défi Photos de Virginie :

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# Cette fois, Mon Grand a bien 10 ans, on souffle les bougies en famille (miam, Picard).
# La mise en abyme de folayyyyye ! Avoue, je vais manquer à Instagram (autodérision puissance 1000)
# Ecouter Dani dire un texte de Pierre Grillet à l'occasion d'une soirée "Madame Rêve" (Bashung ♥ )
# L'amour court les rues...
# Le chocolat court aussi (mais je le rattrape à chaque fois)
# Minimoy trouve que les concerts, c'est bien, mais qu'est-ce que c'est long...
#

Bon Week-end à tous !

Au vu de la météo annoncée la semaine prochaine, je crois pouvoir annoncer sans me tromper une récap avec des glaçons dedans dimanche prochain...

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25 juin 2015

Gretel and the Dark, conte de fées macabre et fascinant

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Je termine cet ouvrage troublée et décontenancée. Difficile à résumer, à qualifier, à expliquer. Pour te dire, j'ai passé presque la moitié du bouquin à me demander ce que j'étais en train de lire ; mais l'écriture est tellement maîtrisée que j'ai tenu bon, je voulais trop savoir où l'on voulait m'emmener. Et avec la compréhension vient l'évidence : ce bouquin ne ressemble à aucun autre !

Eliza Granville use presque uniquement du lexique des contes de fées pour nous raconter deux histoires parallèles :
A Vienne, fin XIXe, un célèbre psychanalyste tâche de résoudre le mystère d'une jeune fille mutique retrouvée dans un triste état à proximité d'un asile d'aliénés, et dont la beauté déclenche vite les passions au sein de sa maison.
Des années plus tard, en Allemagne, Krysta est une tyrannique petite fille dont le père, veuf et dépassé, est un médecin exerçant dans un étrange établissement. Lorsqu'il disparaît,  elle passe de l'autre côté du mur....

Symboles et références sont disséminés comme autant d'indices quasiment à chaque paragraphe pour nous faire deviner de quoi on parle, de quel contexte et de quelle histoire (ou Histoire). Ce qui déstabilise, c'est cette omniprésence des rêves et des conte de fées dans la vie de chacun des protagonistes : quelle est la part de vrai, de faux, de délire ? La fin, lorsqu'elle finit par relier les deux histoires, donne de puissantes et terrifiantes réponses, prouvant le talent de l'auteur à nous raconter un cauchemar, un cauchemar réel se déroulant dans un monde barbare où des enfants sont martyrisés comme dans un conte des frères Grimm et où l'on peut croiser des "animaux humains". Il faut se laisser emporter, accepter de se laisser malmener et même de se perdre, souvent.

Peut-être est-ce ce qui arrive quand on invente des histoires à l'intérieur d'histoires qui sont elles-mêmes des contes de fées : elles deviennent horriblement réelles.

 

{Gretel and the Dark, Eliza Granville, Mirobole Editions}

 

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24 juin 2015

Pourquoi aime-t-on autant les méchants ??

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Dans la culture populaire j'entends, parce que dans la vraie vie j'ai juste envie de leur faire bouffer leurs dents. Mais alors, pourquoi suis-je devenue aussi rapidement accro à ce salopard d'opportuniste de Frank Underwood dans House of Cards ? La qualité de la série y est certes pour beaucoup, mais vu à quel point je kiffais Dexter jusqu'à l'année dernière, il y a de quoi s'inquiéter. Surtout que les salauds mémorables, genre Glenn Close dans Liaison Fatale, il fut une époque où ils finissaient mal,  alors qu'aujourd'hui ils briguent un mandat à la Maison Blanche... Et puis regardes Nellie Oleson dans la Petite Maison..., elle était méchante et elle était moche (enfin, pas aidée, quoi) ; maintenant plus t'es sadique plus t'es attirant.

Parce qu'ils nous vengent ? Probablement est-ce délectable de voir un bon gros méchant ratatiner quiconque se met sur sa route, alors que nous dans la vraie vie on ose juste émettre un petit "euuuuh oui mais non" de protestation. La vioque à qui je propose de porter ses courses et qui me répond en m'aboyant dessus, dans ma tête je me transforme en Dexter et je lui règle son compte en deux coups de coude. En vrai je m'excuse platement de l'avoir dérangée. Sans parler de ce bon vieux sens de la répartie qui claque, qui te sert une réponse deux heures après l'humiliation.

Parce qu'ils ont des excuses ? Ouais, forcément, il y a une fêlure à la base (la moman, toujours) mais dans le fond on s'en fiche. Plus mauvais ils sont, plus on adhère.

Parce que je suis une méchante qui s'ignore ? qui cache bien son jeu ? Après tout, qui n'a pas rêvé de pouvoir claquer son beignet à un chieur et de lui balancer ses quatre vérités ? Mais ça se fait pas, oh non ce serait trop méchant - et à force ce serait la guerre civile. Je vis dans le Pays des Bisounours paraît-il, mais ce n'est pas parce que j'évite les conflits que je n'ai ni yeux ni oreilles pour reconnaître la bêtise humaine. Ceci dit quand tu regardes bien, les gentils ne sont plus si gentils : dans une autre série que j'adore, Orange is the New Black, Piper, la petite blondinette mignonnette qui déboule dans une prison de femmes avec les yeux d'un Bambi qui va se faire égorger, n'est en définitive pas si innocente ni inoffensive que ça. Finalement les méchants de fiction vengent les vrais gentils.

De réels problèmes existentiels, donc. Et encore, je n'ai pas encore découvert Breaking Bad, ni vu tout Game of Thrones, et à voir la littérature qui abonde à ce sujet, j'ai pas fini de me faire des noeuds au cerveau.

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22 juin 2015

10 ans qu'on s'aime

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Mon petit gars fragile, mon petit gars sensible, mon petit mec têtu, mon petit garçon rebelle, mon petit homme qui a appris à courir avant de savoir marcher, qui m'a pendant des années donné l'impression qu'il me fuyait, me repoussait, tout trop vite, trop vite l'autonomie, trop vite le rejet de ma tendresse, trop tôt mon incompréhension et mes maladresses, incommensurables.
Chercher tous les moyens d'aider un petit qui n'entrait pas dans certains critères, rejeté même par des """professionnels""" de l'enfance ("les enfants comme ça, il faut les casser", "le jour où ça se passera bien avec lui, on vous préviendra", "j'ai jamais vu ça en X années de métier", imagines le fracas dans une tête de jeune maman), vite repéré et malmené dans les cours de récré, alors toi et moi et ton père on s'est accroché. Asthme, eczéma, crises de nerfs, tempêtes de colères, crises de pleurs, pleurs, pleurs. Ta souffrance, ma culpabilité. La mère toujours la mère bien sûr, ma faute ma très grande faute. Quoi, l'amour ne suffit donc pas pour que les enfants grandissent bien ?

Et puis les années passant, ton soulagement évident, ton aisance grandissante, et les miens en miroir. Quelques personnes un peu plus sensées que d'autres ont su te dire les mots qu'il fallait, ceux que tu attendais, de la façon qui te convenait. Mon hypersensible, mon artiste a trouvé sa façon de s'exprimer. On n'est pas sortis d'affaire (surtout avec l'adolescence qui arrive, mmmmmmh hâte...) mais on arrive mieux à gérer cette émotivité. On parle. Beaucoup. Enormément. Les câlins que tu me refusais dans la prime enfance tu me les offres maintenant à foison, les "je t'aime" ont fini par sortir d'un petit coeur trop gros.

J'ai bien fait d'attendre.

 

Happy Birthday mon Coeur.

 

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21 juin 2015

Ce mois de Juin

Ca y est, on compte les jours avant les vacances, les uns avec impatience, les autres avec inquiétude... on ne sait toujours pas à quoi va ressembler notre été, j'espère pouvoir partir un peu ! En attendant, le mois de juin bien chargé file à toutes berzingues avec son cortège d'anniversaires, de rendez-vous, ses fêtes d'école de parc de musique de jardin de rue. Un Petit Résumé pour Virginie :

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# Rouge bitume
# Oh, yes, yes, yes, trois fois YES !!!! 
# Prendre un petit déj' avec Nick Hornby en personne... what a good day !! 
# Cielfie
# Avec l'été commencent les premiers spectacles de rue
# Un peu en avance, souffler 10 bougies avec Mon Grand...
#

 

 

Aujourd'hui Fête des Pères,
j'ai le moral en miettes
Bonne Fête donc aux Papas...
dignes de ce nom !

 

 ✩

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20 juin 2015

Martin & les Fées, conte poético-initiatique

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Martin est un petit garçon rêveur, qui vit avec sa maman dans une ferme. Un jour, en rentrant de l'école, il s'amuse à shooter dans un vieux réveil, provoquant le réveil d'Iris, une fée tenue prisonnière dans une bille de cristal colorée. Iris et six autres petites fées ont été emprisonnées par Godefroy le Vilain et éparpillées parmi ses descendants. Martin va devoir faire preuve de courage pour les retrouver et les libérer.
Pour cela il peut compter sur les pouvoirs magiques d'Iris pour le faire voler ou le transformer, le faire voyager de Venise au Canada ou se retrouver au fin fond du Sahara.

Bien sûr, Martin sortira de l'aventure grandi. Tout ce qui plait aux jeunes lecteurs est réuni dans ce conte : un petit garçon qui ne fait pas partie des plus fortiches de la classe (on l'embête souvent, tantôt à cause de sa tignasse, tantôt à cause de son boitillement, l'occasion d'aborder avec le jeune lecteur des sujets tels que le handicap ou la différence) mais des plus valeureux, des pouvoirs magiques, des fantômes, des miroirs enchantés, des méchants chevaliers et de douces fées. De quoi faire un joli voyage imaginaire, avec beaucoup de poésie.

L'histoire de Martin ne se termine pas là, puisqu'elle sortira bientôt en version roman illustré accompagné d'un double album CD avec la participation de nombreux artistes : Yannick Noah, Michèle Laroque, Véronique Jannot, Garou... et au bout de l'aventure, un spectacle !

 

{Martin & les Fées, Dominique Gorse et Frédéric Multier,  Editions Ipanema}

 

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19 juin 2015

Le Petit Palais, Détente et Culture

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Je ne sais pas vraiment pourquoi je n'y avais pas remis les pieds depuis des années, quoiqu'il en soit ce jour-là j'y suis entrée parce que j'avais 1 heure à passer dans le quartier, et surtout parce que je cherchais du calme, et là... gros coup de coeur ! pour son architecture, sa coupole, la ferronnerie de ses escaliers, ses collections... et surtout, son jardin, une oasis à deux pas des Champs, avec ses colonnades, ses bassins à mosaïques, sa végétation exotique !

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Je vais y retourner dès que j'en aurais l'occasion, certainement pour tester le café donnant sur le jardin, mais aussi pour revoir certaines de ces belles pièces - comme ces belles du du XIXe siècle - dont j'ignorais même qu'elles se trouvaient là !

Tu connais ?

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{Petit Palais, Avenue Winston Churchill, Paris 8e. L'accès aux collections permanentes est gratuit}

 

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17 juin 2015

"Soudain, Seuls", tragiques Robinson

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Louise et Ludovic, la trentaine, ont décidé de partir faire le tour du monde sur leur voilier. Alors qu'ils visitent une île déserte, entre Patagonie et Cap Horn, réserve sauvage et naturelle où s'ébattent manchots et otaries, une tempête les prive de tout moyen de quitter l'île. Les voici, soudain, seuls.

Ces nouveaux Robinson vont donc devoir trouver les moyens de leur survie et s'adapter à ce nouvel environnement hostile et vide. Tous deux sportifs aguerris, ils ont au moins la "chance" de pouvoir s'abriter dans ce qui subsiste d'une base baleinière. Très rapidement ils se retrouvent contraints de se nourrir d'otaries et de manchots (dépeuplant au passage l'île à vitesse grand V). Ce petit paradis perdu, qui semble n'être fait que de minéral et dont l'auteur décrit si bien les couleurs changeantes, devient une véritable prison australe, "une prison sans autre gardien que des milliers de kilomètres d'océan".

Alors, après le souci des conditions de vie matérielle, le froid, la nourriture, l'habitat, le principal problème qui va se poser, c'est la (sur)vie à deux. S'ils s'efforcent de s'astreindre à une discipline et un emploi du temps rigoureux pour ne pas devenir fous, l'hiver arrive, empirant des conditions de vie déjà proches de l'insupportable. L'espoir d'être retrouvé s'est éloigné en même temps que ce navire qui est passé à proximité sans les repérer, de même que le sentiment d'être encore civilisé lorsque se pose le dilemme ultime : survivre seul(e) ou mourir à deux ?
Difficile d'en dire plus sans raconter ce qui se passera finalement sur cette île ! l'écriture est sèche, efficace et évocatrice, on est aux côtés de ces tragiques Robinson, on frémit en songeant que tout cela ne peut que mal se terminer, et on s'interroge. Et moi, je ferai quoi ? Redoutable efficacité et incitation à la réflexion : que devient l'homme civilisé lorsqu'il n'a plus rien ?

{Soudain, Seuls, Isabelle Autissier, Stock}

 

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