C'est quoi ce bazar ?

15 septembre 2014

Ce lieu où ils grandissent

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Il n'y a pas longtemps, je suis retournée dans le village où j'ai grandi. Se trouvant en région parisienne, il a logiquement quelque peu changé par rapport à mes souvenirs, les habitations s'étant considérablement multipliées au détriment des vastes champs dont j'avais le souvenir - eh oui, c'était il y a plus de trente ans. Mais ce qui m'a le plus frappée, c'est la différence entre ma mémoire et la réalité, l'ampleur des rues, la distance de ma maison à l'école, la taille du collège... Tout était à la fois si pareil et si différent, surtout pour une question d'échelle. J'ai grandi, et mon village a rapetissé.

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Je me demande souvent quels souvenirs garderont mes fils des lieux où ils ont passé leur enfance. Je vis en appartement, toujours en région parisienne et dans un quartier très familial, à proximité immédiate des petites écoles et surtout de ce ce grand parc qui nous sert de jardin, où se donnent rendez-vous toutes les familles et où grandissent tous les enfants. C'est là où les parents épuisés emmènent les bébés dormir dans leurs poussettes, là que les plus grands peuvent se défouler après l'école, goûter, tenter de faire les devoirs, apprendre à marcher, à faire du vélo, de la trottinette. C'est là que les enfants se disputent, boudent et jouent à cache cache, au ballon et à l'élastique, se pètent le poignet, se disputent une cabane et rejouent la Guerre des Boutons. C'est là que les mamans et quelques papas se retrouvent pour pique-niquer, papoter, cancaner, se retrouver, surveiller, séparer, punir. Il me fait râler ce parc, parce que j'y vais quasiment tous les jours, mais dans le fond quelle chance on a, grâce à lui on voit les saisons passer, et souvent j'oublie trop de lever la tête de ma bulle de fatigue quotidienne pour le contempler.

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Voilà l'endroit un peu particulier que j'avais envie de vous montrer en ce nouveau Lundi à deux, Alice & Zaza.

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14 septembre 2014

365 Photos {37}

Nez en l'air à l'affut de la lumière, en ces beaux jours d'un été tardif où il faut faire provision de soleil tant qu'il est là, recharger les batteries avant l'automne. Petit aperçu pour le défi de Virginie :

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251# Invasion
252# Il reste des fleurettes à cueillir, elles sont pour moi !
253# A l'attaque ! le gros pavé tant attendu de la Rentrée Littéraire
254# L'imagination en marche : un château de feutres pour abriter les Playmobil
255# Soirée Douceur
256# Fête au village
257# La première d'une longue série

 

★ Beau Dimanche à Tou(te)s ! 

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11 septembre 2014

Cassé(e)

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Félicitations, ton fils rentre en CP. Il a donc à peu près 6 ans, il est (sur le papier) parfaitement autonome (sauf quand ça l'arrange), il sait s'habiller tout seul, se laver tout seul, s'essuyer les miches tout seul, faire des bêtises tout seul, mettre ses chaussures tout seul, manger tout seul... Autonomie = liberté, j'écris ton nom sur tous les murs de l'école ! En CP, mon fils, tu vas pouvoir te consacrer à l'apprentissage de la lecture, de l'écriture, de.... "MAMAAAAAAAAAAAN !!! REGARDEUUUUUUUUU MOIIIII JE VOOOOOOLLLLEEEeeee" Crac.

Une semaine avant la rentrée, cascade de toboggan, urgences, poignet cassé (fracture dite en motte de beurre, oui oui oui), 1 mois de plâtre.
Ok. Passé un 1/4 d'heure à me taper la tête contre un mur ("Pourquoi ? Pourquoi ? Mais pourquoiiiii ?"), il est temps de s'organiser. J'ai lu quelque part que les enfants n'avaient strictement rien à faire des plâtres auxquels ils s'adaptaient très vite (je confirme, en dehors de la méga contrariété à l'idée de ne plus pouvoir faire de vélo et de patinette ça ne diminue en rien le ratio de bêtises au quart d'heure), en revanche ça mettait les parents en totale panique (je plussoie).

Mission numéro 1 : ne jamais mouiller le plâtre. Ahaha fastoche, éloigner le machin de la moindre petite gouttelette pendant un mois, fingers in ze noise - et pince à linge sur le nez. J'ai ressorti mes sacs Camaieu ou Gémo en réserve (les sacs à vêtements sont plus solides et moins susceptibles de se trouer - en principe : à moins qu'une fois réessayé à la maison ce splendide pantalon qui semblait te mouler comme une déesse dans la cabine d'essayage et comme un sac à patates à la maison tu ne te sois mise à déchiqueter le sac de rage avec les incisives), et allez un bon rouleau de scotch (à rajouter à la liste de fournitures). Au bout d'une semaine d'intense réflexion intellectuelle j'ai trouvé l'arme fatale : le bon vieux chouchou à enrouler autour du sac, et ensuite tu rentres les bords sous le plâtre, tu suis ? Ah oui aussi, je te raconte la couleur du plâtre au bout de 15 jours ou bien t'es en train de manger ?

Mission numéro 2 : l'autonomie. Faire pipi, s'habiller... Non, laisses tomber, j'ai pas trouvé de solution, mon fils prend un malin plaisir à avoir à nouveau 4 ans.

Mission numéro 3 : essuyer les remarques la tête haute. "OOOOOOOOOOOOOhhh mon biquet qu'est-ce qui t'est arrivé ?" "Bah alors ??" "Oh mon petit chéri ça commence bien" "Ooooh le pauuuuvre"... Comme Minimoy sait parfaitement faire les yeux de Bambi, je te laisse imaginer. Au début tu réponds avec le souci de la précision : donc, nous étions au parc ce dimanche-là, il faisait beau (déjà c'est pas crédible vu que ça s'est passé au mois d'août) et les papillons virevoltaient alors j'ai laissé mon fils baguenauder parmi les toboggans, blablabla urgences blablabla fracture tiens regardes j'ai la radio dans mon sac. Et puis à la 16e fois tu te colles un post it sur le front : "Toboggan. 1 mois de plâtre."
Et puis tu sais d'avance les copines vicieuses, qui vont s'écrier très, très fort devant l'école : "OOOOH mon bébé, qu'est-ce qu'elle t'a encore fait Maman ?". J'ai vite appris à mon fils à taper aux endroits sensibles ("Oups, pardon, il est si maladroit cet enfant") avec son gros plâtre.

Moins marrant, la maîtresse qui m'annonce le jour de la rentrée que par mesure de précaution il faudrait qu'il passe toutes ses récrés à l'intérieur, donc à l'infirmerie. Et cette bizarre impression (oui je psychote, mais c'est comme ça quand il s'agit de la chair de ma chair) que les parents disent tellement fort à leurs enfants "ouuuh attention fragile le petit copain" que les autres gosses n'osent plus s'approcher de lui. A ça tu rajoutes le méga blues de rentrée, le retour du pipi au lit depuis une semaine, bref mon petit garçon a fait une rentrée en fanfare. Demain visite de contrôle à l'hopital, j'espère qu'on lui mettra une atèle plus pratique pour lui et plus discrète, et je demanderai à garder les bouts de plâtre en souvenir, un peu comme des morceaux du mur de Berlin.

 

Retour de la visite de contrôle : encore 15 jours de plâtre. Comment on dit déjà ? ah oui : "Pourquoi mais pourquoiiiiii ?"

 

{Photo trouvée sur le net}

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10 septembre 2014

"Mademoiselle Julie", Esthétique et Soporifique

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(Il ne fait pas bon être un canari en Irlande, c'est moi qui te le dis !)

1890, Irlande. Tandis que tout le monde célèbre la nuit des feux de la Saint Jean, Mademoiselle Julie et John, le valet de son père, se charment, se jaugent et se manipulent sous les yeux de Kathleen, la cuisinière du baron, jeune fiancée de John - mais ça a pas l'air de beaucoup le déranger.

Ce huis clos tragique est à l'origine une pièce de théâtre écrite par le suédois August Strindberg en 1888, qui fit scandale à l'époque - tu m'étonnes. Il n'y est pas tant question d'amour ou de désir que de rapports de classes, d'ambition, de servilité et de rapport dominant/dominé.
Esthétiquement, c'est irréprochable, c'est magnifique. Les scènes, peu nombreuses, sont travaillées comme des tableaux, dont on a largement le temps d'étudier tous les détails. Les acteurs sont beaux, leurs costumes sont magnifiques. Et puis ? Voilà. Pour passer 2h13 ça ne suffit pas vraiment.

Voici l'exemple même du passage raté du théâtre au grand écran. Bien sûr, l'entreprise n'est pas évidente, mais un peu de souffle n'aurait pas nui à une mise en scène extrêmement figée. Il est vrai aussi qu'il est rare de pouvoir prendre son temps pour déguster une scène au cinéma, mais ici, réellement, rien ne bouge. Ah si, la mâchoire de Colin Farrell tremblote beaucoup, énormément.
Les acteurs, donc. Comme elle est belle, altière, fine et diaphane, Jessica Chastain (avec un petit air de ressemblance avec la réalisatrice Liv Ullman dans sa jeunesse), et c'est si agréable de la voir dans un rôle fragile et ambigu. Tout en elle fait songer à ces belles femmes au romantisme sombre de la peinture préraphaélite (l'ultime scène s'en inspire d'ailleurs directement). Elle porte en elle toute la rage et la frustration d'un personnage empreint de tristesse, éclipsant un Colin Farrell qui s'efforce en vain à coups de grimaces de faire passer des émotions. Au final le personnage de Samantha Morton, le seul à garder dignité et classe au nom de sa foi, est celui qui tire peut-être le mieux son épingle du jeu. 

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{Mademoiselle Julie, un film de Liv Ullman avec Jessica Chastain, Colin Farrell et Samantha Morton, sortie en salles ce mercredi}

 ★

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08 septembre 2014

Liste de Rentrée (Littéraire)

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J'ai beaucoup de chance en cette rentrée littéraire, Alice & Zaza, d'abord de faire partie du Grand Jury des Lectrices de Elle, ensuite qu'une très belle maison d'édition comme Stock m'ait fait confiance pour faire découvrir sa rentrée (j'ai encore quelques jolies pépites dont il faut que je te parle, d'ailleurs). Cela ne m'empêche pas d'avoir une très longue liste d'envies, comme de me lancer enfin "Le Royaume" d'Emmanuel Carrère - en croisant les doigts pour qu'il me marque autant que son précédent titre -, de lire le Foenkinos ("Charlotte") parce que j'ai une tendresse dingue pour cet auteur et qu'en plus il s'agit de la biographie d'une femme peintre, ça ne peut donc QUE me plaire. J'aimerai découvrir le nouvel Olivier Adam, mais j'ai peur d'être déçue et de trouver qu'il se répète. J'aimerai pouvoir me plonger dans Murakami, j'aimerai apprendre des choses grâce à la "Oona" de Beigbdeder. Mais ce que j'aimerai surtout, c'est ne pas passer à côté de titres-pépites dont on parle beaucoup moins, dont  je sais qu'un jour ils atterriront entre mes mains fébriles d'avant la découverte, d'avant la déception ou le coup de coeur.

* J'aime beaucoup cette affichette (ci-dessus) qui circule sur Twitwit - je n'ai pas trouvé quel était le malicieux libraire qui en est à l'origine, hélas. Je trouve ça fou la vitesse à laquelle ce bouquin a explosé les ventes (j'ai déjà deux copines proches qui l'ont acheté - et qui me laissent les charrier gentiment -, alors je ne vais surtout pas juger - mais je continuerai quand même à les chambrer :-p ), et après tout, si ça fait entrer les gens dans les librairies... du moment que ça ne fait pas oublier les autres livres ! Bref, à propos d'auteur (un vrai), voici un coup de coeur tout neuf :

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Un jeune homme se voit contraint d'accepter un emploi, parce que vraisemblablement il n'a pas le choix, parce que c'est la meilleure chose qui puisse lui ariver, presqu'un miracle. Au moins il y a du travail, il est payé, nourri, blanchi, alors de quoi devrait-il se plaindre, il devrait même être reconnaissant, ils sont nombreux ceux qui rêveraient d'être à sa place.
Sauf que, arrivé au "Domaine" où il est sensé être serveur, il est accueilli dans un climat pour le moins méfiant, voire menaçant, où il est d'évidence impossible de faire confiance à qui que ce soit. Pour qui se prend-il celui-là, à exiger un contrat signé ? c'est quoi son problème, à se plaindre lorsqu'on lui vole ses affaires personnelles ? de l'intimité ? et puis quoi encore ? L'hostilité enfle, le bizutage devient collégial, jusqu'à basculer irrémédiablement dans la seconde partie de l'ouvrage.

Quel drôle de livre qui se lit d'une traite et détonne dans ce qui nous est proposé à lire actuellement ! Dès les premières lignes, dès les premières pages, l'ambiance est étrange, lourde sans forcément qu'on comprenne pourquoi. Où sommes-nous, à quelle époque ? C'est du Kafka tout du long.
Et notre personnage principal, pourquoi ne fuit-il pas, pourquoi ne se révolte-il pas ? Bien sûr l'on songe à la déshumanisation croissante (ou déjà existante dans nombre de secteurs) qui sévit dans le monde du travail, l'auteur parle-t-il d'expérience ? En tout cas il fait passer celle-ci avec un grand talent.

{La Chance que tu as, Denis Michelis, Stock}

 

 

Ah au fait, la gagnante du Pack Rio2 est "Maman est occupée", j'attends ton adresse perso steuplait !

 

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07 septembre 2014

365 Photos {36}

Et voilà, c'était LA semaine, la semaine pas facile, où le coeur s'est serré devant des gros chagrins de petit garçon qui j'espère vont vite s'effacer. Non non non, je n'écrirai plus le mot Rentrée, ouf ayé c'est fait, c'est fini, plus qu'à essayer de prendre un rythme de croisière pour moi et les Minimonstres. Petite récap à l'infinitif pour Virginie !

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244# Souffleeeeeeeeeeer...
245# Rêver
246# Admirer
247# Contempler
248# Observer
249# Lire
250# Câliner, Rire, Dorloter, Ronronner, Jouer

Bon dimanche à tou(te)s !! 

 

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05 septembre 2014

"L'Homme de la Montagne", la plume captivante de Joyce Maynard

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Eté 1979, Californie. Rachel (13 ans) et sa soeur Patty (11) grandissent comme deux herbes folles, livrées à elles-même dans la montagne toute proche qui constitue leur terrain de jeux préféré, où elles observent, grandissent, s'épanouissent alors que leur mère se terre depuis son divorce et que leur père, inspecteur de police respecté, se consacre entièrement à son métier. L'aînée a une imagination galopante et les sens en émoi à l'aube de son adolescence, tandis que sa petite soeur qui lui voue une admiration sans bornes aucune la suit aveuglément.
Eté 1979, l'une après l'autre, des jeunes femmes sont retrouvées tuées dans la montagne. Alors que leur père se dévoue corps et âme à retrouver le meurtrier, les deux soeurs mènent l'enquête, à leur façon.

Qu'elle exerce son talent dans l'autobiographie ou dans le roman, j'aime énormément la plume de Joyce Maynard ("Et Devant moi, le Monde", "Les Filles de l'Ouragan"...) et je trouve génial le fait qu'on puisse découvrir tous ses textes en France depuis quelques années. Je l'ai déjà comparée à Laura Kasischke, et cette ressemblance se justifie aussi avec "L'Homme de la Montagne" : toutes deux excellent de la même façon à s'immiscer dans les pensées d'une toute jeune fille, et à décrire ses états avec cette sensibilité toute exacerbée propre à son âge. Tandis qu'un serial killer rôde dans les montagnes, la plus importante préoccupation de Rachel est de savoir quand arriveront enfin ses premières règles, de se faire accepter dans le groupe des filles les plus populaires du lycée et de convaincre son père de prendre au sérieux les visions qui l'assaillent régulièrement. Comme dans un roman de Laura Kasischke, la menace rôde, sauf qu'ici elle est tangible dès le début du livre en la personne d'un meurtrier.

Si l'enquête que raconte Joyce Maynard (inspirée de faits réels) est passionnante et pousse à tourner les pages de plus en plus vite vers la résolution des crimes, l'essentiel n'est pourtant pas là : "L'Homme de la Montagne" traite surtout, à la fois des relations entre deux soeurs, et de l'amour qui les lie à leur père adoré, admiré, puis ravagé, profondément affecté par son incapacité à arrêter le tueur, de la façon dont cet échec affectera l'histoire de la famille et poussera Rachel à se retourner, trente ans après, sur cet été qui a bouleversé leur existences.

Nous avions découvert depuis un bon bout de temps que la vie était pleine de mystères, dont beaucoup ne seraient jamais résolus, même par le meilleur détective du monde.

{L'Homme de la Montagne, Joyce Maynard, Editions Philippe Rey}

 

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03 septembre 2014

Obvious Child, la comédie romantique (ou presque)

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Donna, la trentaine, se produit chaque soir en stand-up sur une scène de Brooklyn où elle raconte son quotidien, et en particulier sa vie amoureuse, de la façon la plus crue. Coup sur coup, elle perd son travail, se fait larguer, tombe enceinte d'une relation d'un soir... il va être temps de grandir un peu.

Attention, ça commence fort avec des histoires de fond de culottes en fin de journée, une fixette évidente sur les gaz et des surnoms de boyfriends en dessous de la ceinture. Mais lorsque Donna doit prendre la première décision d'adulte de sa vie, elle découvre qu'on ne peut pas toujours se cacher derrière des blagues scato.

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Obvious Child (du titre d'une très chouette chanson de Paul Simon) est une comédie sentimentale à la mode des jeunes femmes d'aujourd'hui, avec ce côté décomplexé assumé qui permet d'appeler un cul un cul et un avortement un avortement. On n'est plus dans les rêves sucrés d'une Ally McBeal ou les fantasmes dorés d'une Carrie Bradshaw, même si celles-ci ont probablement ouvert la voie en permettant le début d'une identification à des héroïnes. Ici on est clairement du côté de la série "Girls", dans une sorte de mix entre la douce folie d'une Frances Ha et la vulgarité assumée de la Hannah de Girls. Ca parle sexe et règles comme du temps qu'il fait, ça cache sa fragilité et sa vulnérabilité sous une assurance bravache et un humour parfois vulgaire - ce qui n'empêche pas de continuer à se réfugier auprès de papa et maman en cas de pépin.
Le meilleur ami homo, la colocataire compréhensive et plus mûre, New York... d'accord, tout sent un peu le déjà vu dans cette comédie presque romantique, qui n'en reste pas moins pleine de tendresse et d'optimisme. Une jolie surprise.

{Obvious Girl, un film de Gillian Robespierre avec Jenny Slate, sortie aujourd'hui en salles}

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02 septembre 2014

Un Petit Concours pour la Rentrée {Rio 2}

Ayé, tes loulous sont partis à l'école avec leur cartable bien rempli ce matin ? Allez, pour faire passer la journée plus facilement je te propose un petit concours à l'occasion de la sortie de Rio 2 en DVD (j'ai déjà eu l'occasion de t'en parler).  Pour gagner quoi ?  1 lot spécial contenant :

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- 1 dvd Rio 2
- 1 Patafix UHU spécial Rio 2
- 5 sticks UHU Rio 2

De quoi allier l'utile à l'agréable ! Si tu as envie de participer tu me laisses un commentaire en m'avouant avec qui tu aimerais passer une heure de colle (mouhahahaha !). Par ex., moi j'aimerai bien me faire punir avec Brad Pitt, même deux heures, même trois... comment ça, "il vient de se marier ?"

Allez zou, on dit jusqu'à dimanche prochain 23h59, et je tire au sort lundi. 

 

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01 septembre 2014

La Presque Rentrée

Voilà, on y est presque. Alors, comment ça va se passer chez toi demain ?

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Version 1... 
"- Naaaaan je ne veux paaaaas !!
- Mais enfin Maman, il faut bien qu'on aille à l'école !"

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Version 2...
"Yeaaaaaaaaaah enfin !!!  ♫ I Like to move it move it, I like to move it ! ♫"

 

Ou un peu des deux ? Allez, de toutes façons ça va bien se passer (tu as remarqué ? je suis en mode Coué depuis quelques jours).

Bonne Rentrée, Alice & Zaza ! et Poke Choco pour les playmo

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