C'est quoi ce bazar ?

14 mai 2012

Dark Shadows / Babycall*

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Si tu aimes déjà l'univers à la fois sombre et déjanté de Tim Burton, tu seras comblé, et si tu n'es pas encore un familier tu vas quand même bien t'amuser en suivant cette histoire loufoque qui mêle légendes, vampire, fantômes, loup-garou et... les années 60 ! une distribution de prestige avec en tête, bien évidemment, Johnny Depp qui n'est jamais aussi bon que lorsqu'il joue une partition de son réalisateur fétiche (c'est leur 8e collaboration !), et là autant le dire : il s'éclate ! Plus une Eva Green divine en diva vénéneuse, Michelle Pfeiffer qu'on n'avait plus revue depuis... depuis quand déjà ? A ça tu rajoutes des effets spéciaux de toute beauté, beaucoup, beaucoup d'humour...

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.... Allez, c'est parti pour les petits bémols : pas mal de longueurs aux 2/3 du film, un léger excédent de maquillage et quelques personnages (ceux des enfants en particulier) un peu laissés pour compte, mais cela tient sans doute beaucoup au fait qu'à l'origine "Dark Shadows" était un soap opera qui a duré... plus de 1000 épisodes ! Difficile à condenser en moins de 2h. Bref, j'ai tout de même passé un très bon moment et je suis encore plus pressée d'aller voir l'expo qui se tient actuellement à la Cinémathèque (vite, c'est jusqu'au 5 août !)

{Dark Shadows de Tim Burton, actuellement en salles}

 

large_595488A des années-lumières de là, nous avons le norvégien "Babycall", dont le point de départ est prenant et plutôt intriguant : une jeune femme terrorisée s'installe dans un nouvel appartement avec son fils de 8 ans, vivant dans l'angoisse que son ancien mari violent ne les retrouve ; elle achète un babyphone pour pouvoir veiller sur son petit garçon même pendant son sommeil, mais l'objet se met alors à capter des cris de tereur provenant probablement d'un appartement voisin... C'est Noomi Rapace le grand intérêt de ce film noir, très noir qui mêle drame et enquête policière avant de basculer progressivement dans le surnaturel. Excellente Lisbeth Salander dans le "Millenium" suèdois et vue aussi dans le dernier "Sherlock Holmes", la jolie demoiselle prouve qu'elle est aussi à l'aise dans un rôle "énergique" que dans celui d'une jeune maman fragilisée.
Pour le reste l'atmosphère est plombante, chaque homme  que le personnage croise semble être une menace potentielle et chaque enfant semble courir un grave danger, bref ça ne donne pas envie d'aller faire du tourisme en Norvège tout ça.

{BabyCall de Pal Sletaune, actuellement en salles}

Bon, sinon, c'est Cannes J-2, et comme chaque année : HIIIIIIIIIIIIII je suis contente :-)) !! (AUDIARD ! AUDIARD ! AUDIARD !....)


* Comment je suis trop au taquet pour trouver des titres, je m'épate moi-même !!

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11 mai 2012

Les Séparées

tumblr_m3hi2nciVQ1qe1jrjo1_500_largeToi aussi certainement, quand tu étais enfant ou adolescente tu as cru trouver ton amie pour la vie, entre vous c'était à la vie à la mort. Et puis l'éloignement, des choix opposés, la vie simplement ont fait que progressivement vos routes se sont séparées et que vous vous êtes perdues de vue, ou peut-être la rupture a-t-elle été plus brutale, une dispute, des points de vue devenus inconciliables, une trahison, un homme peut-être. Dans ce cas tu te reconnaitras dans les mots si justes de Kéthévane Davrichewy (auteur du déjà très beau "La Mer Noire"), et tu sentiras se réveiller ce petit noeud de regrets au fil des pages de ces "Séparées". Alice et Cécile se sont "reconnues" dès la petite enfance et ont été tout l'une pour l'autre pendant des décennies. Mais la fusion a fini par engendrer la lassitude, des secrets, une accumulation de rancune... Trente ans après, chacune se souvient, l'une se remémorant leur jeunesse en feuilletant les pages d'un livre, l'autre du fond du coma dans lequel un accident l'a plongée, et essaye de comprendre à quel moment la séparation a eu lieu, et ce qui a pu provoquer la fin d'une telle amitié. Un très, très joli livre dont j'ai bien failli annoter chaque page tant ces petites phrases touchent au coeur.

Elle était l'amie de Cécile. S'était-elle toujours définie par rapport à ses affections ?

Tu n'as pas cessé de m'aimer, j'ai cessé de t'intéresser. Et je t'ai haïe pour ça.

Les disparus surgissent quand on ne les attend pas et ne répondent pas quand on les espère.

Les-séparées {Les Séparées, Kéthévane DAVRICHEWY, Sabine Wiespeser Editeur}

*Source Photo

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09 mai 2012

Keep cool

Tu n'as pas pu échapper à ces petites affichettes qui pullulent sur les réseaux sociaux ou de partage d'images depuis un ou deux ans ; j'ai fini par chercher quelle en était l'origine (merci Wikipedia) : il s'agissait d'une affiche produite par le gouvernement britannique en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale, destinée à relever le moral de l'opinion publique britannique en cas d'invasion, "Keep calm and carry On" = "Restez calme et continuez", qui n'a en fait jamais été utilisée. Redécouverte dans les années 2000, la petite formule efficace a été déclinée par des marques, des publicitaires, et fait l'objet de détournements à l'infini. Mes préférées, dont certaines très connues :

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... Pour ceux qui en ont définitivement marre de lire ces petites sentences, j'adore cette version à la Dexter :

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... Et les deux dernières sont pour ma copine-à-moi Armelle à qui je souhaite aujourd'hui un très, très Joyeux Anniversaire !!!

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Et toi, Keep calm and.............. ??

Posté par anyuka à 10:33 - Commentaires [12]
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08 mai 2012

Tyrannosaur

Tyrannosaur-poster-002 Joseph est un monstre, Joseph est violent, Joseph est incontrôlable depuis la mort de sa femme et tape sur tout ce qu'il croise - même sur ce qu'il aime le plus au monde. Il rencontre l'angélique et charitable Hannah auprès de laquelle il croit trouver l'apaisement... mais il ne faut pas se fier aux apparences. Bon, autant le dire tout de suite, si t'as pas la pêche, évites !! Ce film multiprimé  n'y va pas par quatre chemins quand il s'agit de "montrer" la violence et te fera serrer les dents jusqu'au générique de fin. Tout parait si désespérant dans ce Glasgow, même quand deux personnes cassées par la vie essayent de tenir debout (et ensemble) vaille que vaille.

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Et puis il y a Peter Mullan. Ce gars-là a beau s'être spécialisé dans des personnages d'hommes désespérés (et légèrement alcooliques), dès que je le vois au générique d'un film, je sais que ce sera un bon moment, éprouvant mais marquant. J'ai rarement vu un acteur aussi charismatique, capable de paraitre à la fois si costaud et si fragile.

{Tyrannosaur, Paddy Considine, actuellement en salles}

19041266Il y a peu, je l'ai aussi vu dans "Boy A" (John Crowley) lors de sa diffusion à la télé. Il y avait longtemps qu'un film ne m'avait pas autant marquée, pourtant a priori je n'avais aucune envie de le voir. A 24 ans, Jack (Andrew Garfield, excellent, qui depuis a joué dans "The Social Network" ou "Never Let Me Go" et sera le prochain Peter Parker/Spiderman) sort de prison où il a passé toute son adolescence pour un meurtre qu'il a commis lorsqu'il était enfant (en raison de son jeune âge il était désigné comme "Boy A" au cours de son procès). Dès sa libération, Terry (Peter Mullan), assistant social, l'aide à prendre un nouveau départ, avec un nouveau travail, une nouvelle maison, un nouveau nom. Mais la rédemption est-elle possible avec un passé si terrible ?
Ces deux films, outre leur acteur principal, ont donc en commun un espoir éminemment fragile et cette idée de seconde/dernière chance sans laquelle tu n'aurais plus qu'à prendre une corde et te pendre devant ton écran large. Réservés aux coeurs bien accrochés !

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07 mai 2012

Qu'est-ce qu'on goûte ?

IMG_20120507_143146 C'est pas parce que les kids sont à l'école aujourd'hui et les parents seuls à la maison qu'il faut se laisser abattre ! Et puis un goûter à deux après une journée de courses c'est chouette aussi (et l'occasion d'étrenner - encore - un nouveau mug)... Eh oui encore un chocolat chaud en plein mois de mai...

C'est l'heure du goûter chez Zaza, un beau Lundi parmi tant d'autres à vous !

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06 mai 2012

Entre (eux) deux

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{La République, Honoré Daumier, 1848, Orsay}

Je te souhaite, Joli Mulot, un très joli taux de participation à ce nouveau SummerTime...

Un beau dimanche à tous !

Posté par anyuka à 14:16 - Commentaires [8]
04 mai 2012

Demain il fera beau (t'es sûr ?)

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Drôle de semaine, un jour il fait beau et chaud et on va se rouler dans les pâquerettes, le lendemain il pleut des cordes à ne pas pouvoir sortir de chez soi (enfin, quand  les Minimonstres ont besoin de se dépenser, pas le choix, à moins d'un petit pic de fièvre...), et ainsi de suite. Et moi, eh bien je joue avec les fonctions photo de mon tél - au point que j'en délaisse mon appareil photo - le vrai.

Bonne fin de semaine à tou(te)s !

Posté par anyuka à 15:53 - - Commentaires [5]
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03 mai 2012

Une femme puissante

gentileschi_allegoriaJ'ai découvert Artemisia Gentileschi via l'adaptation cinéma, il y a quelques années, de l'ouvrage d'Alexandra Lapierre par Agnès Merlet. Etonnant qu'elle ne soit pas plus connue d'ailleurs, car pour son époque elle a eu une vie hors norme et son influence ne fut pas négligeable : peintre italienne (1593- 1652), fille du peintre Orazio Gentileschi, elle impose son talent et sa forte personnalité dans un milieu essentiellement masculin à une époque où les femmes étaient mineures à vie. Son viol par un collaborateur de son mère donnera lieu à un procès retentissant ; les conséquences de ce traumatisme sont tangibles dans la violence, la noirceur et la brutalité de certains de ses tableaux, il suffit d'observer en détail "Judith et Holopherne" pour avoir le frisson devant cette détermination vengeresse :

judith
et holopherne 

... Est-ce que tu entends comme moi le bruit du couteau ??? Brrrr...

Judith
et sa servante

Devenue peintre de cour à succès, elle se consacre à des thèmes religieux, historiques, et aux nus. C'est une belle rétrospective qui lui est consacrée au Musée Maillol - même si j'ai trouvé que le parti pris de ne pas respecter la chronologie de son parcours prêtait parfois à confusion, de même que ce pêle-mêle d'oeuvres à l'attribution incertaine - mais l'ensemble permet de découvrir l'oeuvre d'une femme libre, indépendante et célébrée en son temps.

Allégorie de la renommée Madeleine

A voir : l'exposition "Artemisia, Pouvoir, gloire et passions d'une femme peintre"  au Musée Maillol jusqu'au 15 juillet 2012,
le film "Artemisia" d'Agnès Merlet ressorti dans certaines salles,
A lire : "Artemisia" d'Alexanda Lapierre (Pocket)

DSC_0216agnès merlet

De haut en bas : Autoportrait en Allégorie de la peinture (1638), Judith et Holopherne (1612), Judith et la servante avec la tête d'Holopherne (1617-18), Allegorie de la Renommée (1630), Madeleine (1630).

Tu connais ?

Posté par anyuka à 12:17 - Commentaires [3]
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27 avril 2012

Me, Myself & Bonbecks

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Hiiiiiiii Mon Chéri fallait pas !! Kate Winslet peut aller se rhabiller avec son Coeur de l'Océan, candies are a girl's best friends !

Autoportrait sucré pour Zaza & Magda (un jour il faudrait vraiment que je vous montre la tête de mes p'tits mecs pendant que je fais mes photos du vendredi....) , une belle fin de semaine à tou(te)s !

Posté par anyuka à 11:12 - - Commentaires [8]
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26 avril 2012

L'Armoire des Robes Oubliées

9782226238405 Je vais encore faire ma bégueule avec un gros succès de librairie, mais une  nouvelle fois (cf Ici), je suis déçue d'être déçue. Voici donc "L'armoire des Robes Oubliées", le roman encensé de Riikka Pulkkinen qui, en gros, empile les secrets de famille. Il n'y a rien eu à faire, que ce soit à la 30e ou 150e page, je ne suis jamais arrivée à savoir de qui il était question, car à chaque chapitre le narrateur et l'époque changent et l'on saute allégrement d'Anna à Elsa ou d'Eeva à Ella, et probablement mes neurones sont-ils restés sur la plage, mais impossible de raccorder les branchements, qui est la fille ou la grand-mère de qui, à moins que ce ne soit la baby sitter de la petite fille de la grand-mère ? Ce (gros) détail mis à part, j'ai trouvé l'écriture magnifique, avec un art très délicat de tourner les phrases et les sentiments :

Aucun changement n'arrive, s'il n'y a pas d'abord quelqu'un pour le rêver. Aujourd'hui je pense pourtant que les vrais renversements prennent toute une vie, ils sont toujours silencieux et se produisent quand personne ne regarde.

On ne peut faire de personne la condition de sa propre survie.

C'est dans ces moments-là que survenait la terreur. La nuit était un puits. C'était une terreur enfantine, la même que celle au milieu de laquelle elle s'était éveillée à douze ans, quand elle se débattait entre l'enfance et l'âge adulte. A cette époque sa terreur n'avait pas de nom, c'était un pur effroi informe. Désormais le message était clair : bientôt je n'aurai plus de mère, bientôt je serais orpheline.

Pas mal pour une jeune auteur ! J'espère tout de même ne pas vous avoir complètement découragé de lire ce livre, alors partez à sa découverte et revenez me dire ce que vous en avez pensé - et ce que j'ai loupé...

{L'Armoire des Robes Oubliées, Riikka PULKKINEN, Albin Michel}

Posté par anyuka à 15:44 - - Commentaires [7]
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