C'est quoi ce bazar ?

24 mai 2015

Dernière ligne droite

La semaine prochaine s'annonce chargée, tu t'en doutes. Et là je me prends dans la figure la solitude de la future mariée en bout de marathon : après des semaines de questionnement, de doutes (davantage sur ce qui pourrait plaire aux autres qu'à moi, d'ailleurs), de recherches (je jure sur l'honneur que moi, Anyuka, jamais plus je ne remettrai un orteil dans un magasin quel qu'il soit, au minimum jusqu'en 2016 - à l'exception des librairies, of course) et après avoir fait de grandes découvertes sur la féminité, je suis essorée, j'ai plus envie, juste le besoin de me rouler en boule sur mon canapé avec mon chachat et un seul mot à la bouche : ça ira bien ! La presque-mariée a du plomb dans l'aile, la presque-mariée a pas le moral, la presque-mariée se sent seule et a une folle envie d'avoir sa maman avec elle, la presque-mariée a envie de se prendre une cuite (auto-EVJF, encore un nouveau concept), la presque-mariée baisse les bras et fait probablement un court-jus comme toutes les presque-mariées du monde à J-6.
Mais demain, ça ira mieux. Et dans 6 jours ne t'en fais pas, je serai à fond les ballons !

Petite récap pour la défi photos de Virginie :

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# Point météo du lundi : même quand il pleut c'est beau (à méditer)
# L'amour, c'est regarder à deux dans la même direction, même à un feu rouge (purée c'est beau, je rajoute à mon discours)
#Voici bien un endroit où je n'aurai jamais pu aller sans la rencontre avec une sympathique et exaltante auteure anglaise (je te raconte bientôt)
# Hey ! Mr Chat, prêtes-moi tes ailes !
# Toc, toc ? Me laissez pas seule !
# L'alignement du petit déj - peut-être l'unique moment de calme dans la journée...
# Un peu de poésie ne nuit pas, pour la peine je t'en offre deux ! 

 

✽ Dimanche prochain je serai sans doute absente, mais Mlle Anyuka s'appellera MADAME Anyuka, excuses-moi du peu ! 

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21 mai 2015

Flâner chez Marie-Antoinette

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D'accord, il y a Versailles, son château tout doré, ses somptueux jardins. Mais plus à l'écart, plus secret, plus modeste et infiniment plus romantique, il y a le Domaine de Marie-Antoinette, le petit Trianon et ses jardins, le Hameau et sa bergerie, récemment restaurés.

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Comme je la comprends, l'Autrichienne, à préférer gambader dans ce décor champêtre plutôt que traîner son ennui au milieu des ors de la Cour... Au Printemps (et même sous la pluie), quel bonheur !

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20 mai 2015

{Wedding Time} Mon cauchemar

Dans toute situation un tant soit peu anxiogène, je pars du principe que si j'imagine le pire avant, ça n'arrivera pas. Par exemple, au hasard et parmi un paquet de suppositions :

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Le marié a oublié.

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Le témoin est en retard.

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La tête des invités en me voyant arriver. (merci Marie pour l'inspiration)

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Moi sur mes talons haut. (Ouille. Aïe)

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Les pique-assiette qui tapent l'incruste.

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Le copain qui a picolé et décide d'improviser un discours.

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Les potes qui discutent tranquillou.

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Tout le monde s'ennuie.

 

Mais tout se passera bien. C'est obligé puisque j'ai tout prévu - ou presque.............Tu as d 'autres idées que te je puisse conjurer le sort ?

 

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18 mai 2015

Ma Branche Vide

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Pour parler de mes ancêtres, Alice & Zaza, j'éprouve quelques difficultés, d'abord parce que l'une des parties de mon arbre généalogique manque. Mon père a été l'un de ces réfugiés politiques qui ont fui les chars soviétiques dans les années 50, laissant derrière lui sa vie et sa famille. De ce passé il n'a jamais voulu parler, ou alors pour broder autour, ce qui n'aide pas à déméler le vrai du faux. Je suis retournée par deux fois dans ce pays d'origine, et sans en être tombée amoureuse je sens obscurément que j'y ai quelque attachement.

Je ne suis pas forcément plus proche des racines maternelles, que je connais pourtant mieux : nom à particule, grande ville bourgeoise, secrets de famille, je suis le rejeton d'une bâtarde qui a pas mal souffert de sa mise au ban. 

Il y a quelques jours je regardais un film sorti en salles récemment ("My Old Lady", moins léger qu'il n'y paraît) qui parle de secret et de filiation, et je me demandais si tous autant que nous sommes nous ne passons pas notre vie à payer pour les conneries de nos parents ou grands-parents ou arrière-... et ça me met dans une colère folle ! que même deux années de psychanalyse n'arrivent pas à juguler. Comme si les dés étaient pipés dès notre naissance, en quelque sorte. Et le fait que dans 12 jours je me marierai sans la présence de ma famille est finalement le résultat de ces étranges conjugaisons ancestrales. Par ce mariage je renforce de nouvelles racines, celles que j'ai créées avec le père de mes enfants (purée qu'est-ce que c'est beau ce que je dis. Je vais le garder pour mon discours, tiens.).

 


 

T'as vu la taille de l'arbre ? Il est dans le hameau de Marie-Antoinette depuis 400 ans, et il en aurait sûrement à raconter, le coquin ! 

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17 mai 2015

Hey, le temps, tu vas suspendre ton vol, oui ????*

Ho, ce temps qui passe ! Il reste 2 semaines. Enfin, 14 jours. Ah non, 13. C'est beaucoup et c'est rien. Alors je compte, je cherche, à gauche, à droite, je fais des listes, des listes de listes, des listes de listes de listes. Et un petit résumé pour Virginie :

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# C'est Lundi, vite de la couleur pour contrer la grisaille !
# Mon Chat-pitre, que serais-je sans mon greffier ?
# Cannes, c'est parti !
# Visite fériée à une belle dame (j'y reviendrai)
# Café avec une autre belle dame, que serais-je sans mes amies ?
# Au bonheur des dames, encore du shopping, moi qui n'ai jamais vraiment apprécié ça je crois n'avoir jamais autant fait de boutiques de ma vie - sans jamais trouver ce qui me convient que je veux, chi**se que je suis, sinon ce serait pas drôle. Mais je vais y arriver. Ouaiiiis.
#

 

Beau Dimanche à tous ! Ƹ̴Ӂ̴Ʒ

 

 

* Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours ! (Lamartine)

 

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15 mai 2015

La Tête haute, le film qui a ouvert Cannes

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La première scène, terrible et cruelle, est aussi le pivot du film : dans le bureau d'une juge des enfants, un petit garçon de 4 ans aux grands yeux écoute sa mère le traiter de boulet, de moins que rien, et chercher à s'en débarrasser à tout prix.
10 ans plus tard, Malony n'a aucune limite, aucune règle, et n'est plus qu'un concentré de haine que juge et éducateurs s'acharnent à vouloir aider en dépit de lui. Spirale sans fin des centres fermés, stages, boulots, tentatives d'insertion, de scolarisation...  et des conneries.

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On pourrait tout à la fois évoquer le Petit CriminelPolisse (dont la réalisatrice était coscénariste), les Dardenne... Mais là où le film se distingue avec puissance, c'est qu'au delà de l'histoire de la chute sans fin d'un délinquant, il raconte la blessure abyssale d'un garçon, plus tout à fait un enfant mais pas encore un homme, qui éprouve un amour sans fin pour une mère totalement déficiente (Sara Forestier, mon seul bémol, pas assez crédible pour ce rôle crucial - même en lui rajoutant des ratiches), en quête d'une figure maternelle (Deneuve, magistrale) et totalement incapable de manifester un geste de tendresse, même lorsqu'il tombe amoureux pour la première fois. Un enfant tellement blessé qu'il ne peut plus faire confiance à qui que ce soit, et pour qui accepter la main qu'on lui tend est une épreuve totale.
Rod Paradot est une véritable révélation, quant à Benoit Magimel je ne crois pas l'avoir déjà vu dans un si beau rôle, il m'a arraché les larmes.
Maintenant, je pense qu'on peut trouver la fin très discutable (est-ce vraiment la solution ?), et le film très long (chute = bureau du juge. Rechute = bureau du juge, et ainsi de suite). J'ai toutefois l'impression d'avoir vu un film intense, un film social certes, mais aussi, surtout, un film sentimental.

 

{La Tête Haute, un film d'Emmanuelle Bercot avec Catherine Deneuve, Rod Paradot, Benoit Magimel... actuellement en salles}

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14 mai 2015

Double Bussi

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Je trouve sincèrement que tous les débuts d'intrigue de Michel Bussi sont très réussis et alléchants, suffisamment intrigants pour transformer ses livres en véritables page turner, tant on a envie de découvrir comment l'écrivain a raccroché les wagons. Il faut donc que l'histoire tienne ses promesses.

 

Maman a tort

Malone a trois ans et demi, et affirme que sa mère.... n'est pas sa mère. Alertée par le psychologue de l'école, la commissaire Augresse va mener l'enquête.
Toute la difficulté dès le commencement de l'histoire est de faire la distinction dans le témoignage d'un enfant qui croit que sa peluche lui raconte des histoires le soir au fond de son lit, entre ce qui est crédible ou pas. Mais peu de choses le sont : un doudou gardien de tous les secrets qui semble animé de paroles et capable d'espionner les conversations des adultes, des personnages dotés de patronymes (Augresse, Dragonman) qui pourraient tout droit aussi sortir de son imaginaire. Problématique supplémentaire, la mémoire infantile et son fonctionnement : avant que Malone n'oublie les souvenirs de sa prime enfance, il faut se hâter de découvrir le fin mot de l'histoire.
A tout cela vient se rajouter une affaire de braquage qui a mal tourné, et vous obtenez des fils par dizaines qui viennent s'emmêler, et après c'est le talent de l'écrivain de les défaire ingénieusement pour notre plus grande curiosité. De fait, les derniers chapitres recèlent bien des coups de théâtre, mais avant d'en arriver là, on s'est beaucoup perdu, et la vraisemblance n'est pas ce qui caractérise l'entreprise. Certains aspects comme le côté social auraient peut-être dû être gommés plutôt qu'esquissés, semblant être plaqués là pour justifier des actes totalement invraisemblables. Le thème de la maternité est beaucoup abordé, mais pas suffisamment en profondeur. Finalement, la lecture est à la fois agréable et frustrante : moins dense, elle aurait eu un effet beaucoup plus efficace.

Si le titre "Maman a tort" me fait songer à une chanson de Mylène Farmer, le point de départ de "N'oublier jamais" (auquel il est d'ailleurs fait référence dans "Maman...") me rappelle une chanson de Renan Luce où on se donne rendez-vous en haut d'une falaise.

Jamal s'entraîne à courir comme chaque matin sur la falaise lorsqu'il aperçoit une jeune femme sur le point de tomber - sauter ? Il échoue à la sauver, et c'est lui à présent l'accusé.
Encore une fois un point de départ formidable. Piège, complot, folie ou vrai coupable ? le but est bien sûr de nous amener à douter de l'innocence de Jamal. Construction intéressante (chaque chapitre commençant par une question), à nouveau Bussi nous perd et nous re-perd et emmène le lecteur là où il ne s'y attend pas. Le personnage de Jamal est suffisamment ambigü pour être intéressant et les décors normands joliment peints, et là encore pour peu qu'on mette de côté le souci de réalisme et les ZENOOOORMES coïncidences, on se laissera porter... ou bien on trouvera la mécanique futée mais répétitive.

 

Maman a tort (Presses de la Cité) et N'oublier jamais (Pocket), deux ouvrages de Michel Bussi

 

✩ Merci à Babelio, en attendant la rencontre avec l'auteur ! 

 

 

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13 mai 2015

{Wedding Time} On avance, on avance, on avance*

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Se Marier
Préparer
Stocker
Chiner
Emprunter
Système D 

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*C'est une évidence :
On a pas assez d'essence
Pour faire la route dans l'autre sens.
Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
Il faut qu'on avance.

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06 mai 2015

Les 120 ans de Gaumont au CentQuatre

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En 1895, Léon Gaumont, qui croit très fort en l'avenir du cinématographe, prend les rênes du Comptoir général de la photographie. En hommage à sa mère Marguerite, la fleur devient l'emblème de sa compagnie. 120 ans après, Gaumont célèbre son anniversaire au travers d'un voyage dans le temps dans une exposition riche d'idées et de découvertes.

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L'expo, qui se tient sous la très belle et lumineuse nef du 104 - que je découvrais pour l'occasion -, est composée de quatre parties : au centre, une tente foraine sous laquelle on peut regarder un programme d'extraits de films.
La Cueillette des Marguerites est une installation interactive très ludique où tu peux essayer de capturer les étoiles du cinéma.

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Une partie consacrée aux trésors de Gaumont : patrimoine, affiches, objets rares, costumes... impressionnant !

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Une salle appelée Gaumontrama, celle que j'ai préférée, où des dizaines d'écrans diffusent en simultané des extraits de films... l'effet produit est génial !

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Bref, tu l'as compris, j'ai vraiment beaucoup aimé cette expo qui se tiendra au 104 jusqu'au mois d'août et dont l'entrée est gratuite, alors n'hésites pas à aller y jeter un oeil et faire un beau voyage dans l'histoire du cinéma !

 

{Gaumont, depuis que le Cinéma existe, Exposition en accès libre au Cent-Quatre, 5 rue Curial, 19e}

 

 

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05 mai 2015

"L'Epreuve", ou le dilemme du photographe de guerre

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Rebecca, photographe de guerre, est blessée lors d'un reportage qu'elle effectue en Afghanistan. De retour dans sa famille en Irlande, son mari et ses deux filles, qui meurent d'angoisse à chacun de ses départs, tentent de la coinvaincre d'abandonner son métier.

L'histoire s'inspire du vécu du réalisateur, Erik Poppe, qui a lui-même été photo-reporter jusqu'à ce qu'il devienne père de famille. Le même ultimatum est posé à Rebecca, le choix impossible : sa vocation, qui donne un sens à sa vie mais lui fait prendre des risques parfois inconsidérés, ou sa famille, son mari et ses enfants qui l'attendent la peur au ventre et ne supportent plus de craindre pour sa vie.
Ce n'est pas un film parfait, mais qui parle d'un métier passionnant : qu'est-ce qui pousse ces hommes et, de plus en plus, ces femmes, à prendre autant de risques en s'approchant au plus près des conflits et des zones de danger ? Le goût du risque, la volonté de dénoncer, montrer, crier au monde entier (parfois en vain en fonction des intérêts financiers des groupes pour lesquels ils travaillent) ? Le voyeurisme, peut-être un peu aussi ? Les scènes où Rebecca suit les prépératifs d'un attentat-suicide sont absolument glaçantes d'horreur, tandis qu'elle continue à appuyer sur le déclencheur de son appareil photo sans émotion apparente.

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En dépit de quelques grosses ficelles, les scènes, quelque soit le pays où elles ont été filmées, sont magnifiques, l'interprétation est nickel (Binoche, encore une fois parfaite, Nikolaj Coster-Waldau, échappé de "Games of Thrones") et pose la question des choix de vie, des dilemmes, de la culpabilité aussi. Grave et fort à la fois, un film auquel on pense encore longtemps après l'avoir vu.

 

{L'Epreuve, un film d'Erik Poppe avec Juliette Binoche et Nikolaj Coster-Waldau, sortie en salles mercredi 6 mai}

 

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