C'est quoi ce bazar ?

22 octobre 2014

Deux films pour Halloween

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Le jeune Théo, mal dans ses baskets, toujours plongé dans ses bouquins et avec une tendance à saigner du nez aux pires moments, est quelque peu malmené par ses camarades de classe. Un jour, il déniche à la bibliothèque un livre de magie qui contient les secrets de fabrication d’une bague d’invisibilité. Avec l’aide de ses amis Bonnave et Laura, il décide de la fabriquer pour de bon... tu devines la suite !

Adaptation du premier volume d'une trilogie, le Grimoire d'Arkandias traite d'un thème intemporel (la magie) qui fascine les enfants, et du rêve ultime d'avoir le pouvoir d'invisibilité (t'en as jamais rêvé, toi ?) à la sauce contemporaine, où les garçons les moins populaires sont traités de bolosses. On est plus proche de Titeuf que de Harry Potter - la référence au sorcier à lunettes rondes n'est jamais loin, les moyens beaucoup plus. Ce qui n'empêche pas l'entreprise d'être sympathique, avec des personnages auxquels les jeunes spectateurs pourront s'identifier, et des acteurs qui s'amusent : Clavier campe un Arkandias plutôt convaincant, mi inquiétant mi sympathique, et le trio d'harpies déjantées (Anémone, Nanty, Armelle) qui vont tenter de s'emparer de la bague. 

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Bref, voilà une comédie sympathique qui ne renouvelle pas le genre, mais dispose d'un bon potentiel de sympathie grâce à ses acteurs, et fera passer un bon moment aux enfants avec le message de rigueur à la clé : toujours garder confiance et croire en soi.

{Le Grimoire d'Arkandias, un film d'Alexandre Castagnetti et Julien Simonet, avec Christian Clavier, Ryan Brodie, Pauline Brisy... Sortie ce mercredi en salles }

 

★ 

 

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Dans le village de San Angel, Manolo, un jeune rêveur tiraillé entre les attentes de sa famille et celles de son cœur, est mis au défi par les dieux. Afin de conquérir le cœur de sa bien-aimée Maria, il devra partir au-delà des mondes et affronter ses plus grandes peurs.

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La légende d'Orphée et Eurydice adaptée à la sauce mexicaine, rien que ça ! C'est la grande originalité du film (produit par le réalisateur Guillermo del Toro) que de s'inspirer de la tradition des calaveras, ces têtes de mort colorées et fleuries, pour un esthétique merveilleux et chatoyant. Il y a eu clairement un travail de fou sur les décors dans tous leurs détails.  Le film n'est pas seulement beau et folklorique mais aussi drôle, surprenant, festif, et doté d'une mascotte croquignolette (Chuy le petit cohon... je le veux !). Bref, une vraie réussite, idéale pour fêter Halloween... en couleur et en musique ! 

{La Légende de Manolo, un film de Jorge R.Gutierrez... sortie ce mercredi en salles}

★ 

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21 octobre 2014

Je me suis égarée dans "Le Royaume"

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Les thèmes choisis par Emmanuel Carrère dans ses livres sont parmi les plus forts et les moins faciles. J'ai maintes fois ici fait référence à "D'autres Vies que la Mienne", parce que c'était réellement la première fois que je trouvais écrits noir sur blanc les mots justes et bruts pour évoquer la mort en ce qu'elle a de plus injuste et dégueulasse, faisant écho évidemment à une expérience personnelle.

Cette fois encore le sujet me parle, du moins la façon dont il est abordé : la foi. Je me suis posé les mêmes questions que l'auteur aborde au début du livre, exprimées de la façon la plus simple possible. Il me semble que chacun abordera le livre de façon différente, en fonction de ses croyances - et c'est là que ça devient difficile d'exprimer un avis sans dévoiler un peu de ses convictions personnelles, mais essayons tout de même, car même si je ne tiens rien secret (j'appartiens à "l'immense et malheureuse foule des incroyants" évoquée par Simone Weil), il faut tout de même tenter de rester objectif/ve. Carrère s'est converti, et a pratiqué intensément pendant quelques années, ce qui lui donne une légitimité particulière pour s'interroger ("pour écrire l'histoire d'une religion le mieux est d'y avoir cru et de ne plus y croire") et raconter à sa façon les Evangiles de Paul et de Luc... et essayer de comprendre, de faire la part du plausible et du reste "en essayant de savoir ce qui a pu réellement, historiquement se passer", comme il le ferait d'une enquête policière, choisissant, comme Renan qu'il cite abondamment, de se faire historien.

Là où je me suis perdue, c'est que ma culture religieuse est vraiment limitée - j'ai bien essayé de me pencher dessus à la façon d'une oeuvre littéraire, mais guère plus - et qu'en dehors des grandes lignes de l'histoire du christianisme je n'en sais pas plus. Or l'ouvrage est d'une densité incroyable, d'une précision et d'une érudition effrayante - et aussi décomplexante puisqu'elle cherche à mettre les textes sacrés à portée de tous - le Christianisme pour les nuls, la Bible expliquée avec le vocabulaire d'aujourd'hui. Je me suis accrochée, mais j'ai fini par survoler pas mal de passages.

Ca ne m'empêche pas de penser que c'est un livre brillantissime, passionnant et exigeant, qui requiert du temps et de l'attention, sans jamais perdre sa dimension humaine : comme dans le précèdent, il y mêle des élèments de son histoire personnelle, s'y égratigne au passage, faisant acte de narcissime tout en le reconnaissant et en s'en repentant.
Rien n'est pourtant plus modeste que la conclusion du livre, à elle seule un fantastique résumé - mais pour la connaître il te faudra d'abord lire près de 600 pages.

En un point précis de l'espace et du temps s'est produit cet évènement impossible, qui coupe l'histoire du monde en deux : avant, après, et coupe aussi en deux l'humanité : ceux qui ne le croient pas, ceux qui le croient, et pour ceux qui le croient, qui ont reçu la grâce incroyable de croire cette chose incroyable, rien de ce qu'ils croyaient auparavant n'a plus de sens.

{Le Royaume, Emmanuel CARRERE, P.O.L.}

 


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20 octobre 2014

De Toutes les Couleurs

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Vous m'auriez posé la question pendant des années, Alice & Zaza, je vous aurais dit que ma couleur préférée était sans contestation possible le rouge (mais pas rose), couleur chaude et poignante par excellence. Mais finalement, sûrement effet de la grisaille ambiante, je me rends compte que pourvu que la couleur soit vitaminée je l'aime (tout sauf du rose). J'aime les teintes printanières (en dehors du rose), les teintes automnales pourvu qu'elles réveillent l'oeil. Dans un magasin je me dirige de suite vers les rayons les plus colorés (sauf ceux en rose). Je ne suis pas douée pour assembler les couleurs (surtout pas le rose), mais je crois que si je m'écoutais je ressemblerai à un perroquet. Bref, tu l'as compris, j'aime le multicoloré (à part le rose).

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19 octobre 2014

365 Photos {42}

42e semaine pour le défi quotidien de Virginie, si je ne me trompe pas... Plus que 10 semaines !?? Le temps s'emballe, on dirait, et je ne parle pas seulement de cette météo folle, folle, de cette dernière semaine. Les vacances commencent ici, j'ai encore un peu de mal à réaliser. Quelques balades de prévues, mon appareil photo se réjouit d'avance. Et chez toi ?

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286# Le péché mignon de Monsieur. J'ai d'ailleurs tenté mon premier gâteau aux figues, une mi-réussite je pense.
287# Découverte grâce à  Sev . Peut-être bientôt dans la Sélection Elle ?
288# No école today.
289# Sous les pavés, ça glisse !
290# Home...
291# A Sceaux, toujours la beauté est au rendez-vous...
292#

 

 Bon Dimanche ensoleillé à tous ! 

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17 octobre 2014

Playlist ♫

Je sais pas pour toi, mais quand je tilte sur un morceau de musique, une chanson, je l'écoute ad nauseam, repeat, repeat et encore repeat, même mes fils demandent grâce. En ce moment, ma bande-son perso ce serait ça :

Christine And The Queens - Christine - Le live du 25/09

 Aah, cette chorégraphie de Christine and the Queens, à la fois minimaliste et géniale, je ne m'en lasse vraiment pas...

Je commence un livre par la fin
Et j'ai le menton haut pour un rien
Mon œil qui pleure c'est à cause du vent
Mes absences et du sentiment

Je ne tiens pas debout
Le ciel coule sur mes mains
Je ne tiens pas debout
Le ciel coule sur ...
Ça ne tient pas debout
Le ciel coule sur mes mains
Ça ne tient pas debout
Sous mes pieds le ciel revient...

 

J'aime bien Paradis, quasi tous les morceaux qu'elle sort me donnent envie de me tortiller sur ma chaise, celle-là ne fait pas exception, en plus le texte est simple mais en dit beaucoup :

Si t'as la moyenne en rien
Tu peux faire des étincelles
dis-le toi dis le toi bien
La vie la vie la vie c'est comme
un tractopelle

 

Celle-ci est une récente découverte qui illustre la pub toute neuve pour un illustrissime parfum, je pensais bien reconnaître derrière un refrain connu (je te mets au défi, tiens :-) ), mais j'aime énormément cette sensuelle version...

 

Et toi, t'écoutes quoi en ce moment ? ♫ 

 

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14 octobre 2014

Si je pouvais te dire un mot de toutes mes lectures

... je te conseillerai :

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Trente-Six Chandelles de Marie-Sabine Roger (La Brune au Rouergue)
Mortimer se prépare à mourir le jour de ses 36 ans, comme ça a été le cas de tous ses aïeux mâles. Mais si la malédiction ne jouait pas cette fois-ci ? Comment redémarrer sa vie lorsqu'on n'a osé accomplir aucun de ses rêves ou de ses projets ? Et s'il n'était pas trop tard ? C'est plein de fantaisie et de tendresse, c'est drôle et c'est absurde, c'est une lecture délicieuse.

Tourner la page ne sert pas à grand chose, quand c'est le livre entier que l'on voudrait changer.

 ✩

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Pétronille de Amélie Nothomb (Albin Michel)
... car, enfin ! j'ai retrouvé plaisir à lire un Nothomb. Récit d'une amitié (réelle) avec une lectrice qui partage avec elle le goût immodéré pour les petites bulles, un brin d'excentricité et une place à part dans le monde des livres, en plus de quelques anecdotes savoureuses sur le milieu littéraire. Pétillant !

L'ivresse ne s'improvise pas. Elle relève de l'art, qui exige don et souci.

 ✩

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On ne voyait que le Bonheur de Grégoire Delacourt (JC Lattès)
Partie sur un a priori mitigé (basé sur les précédents livres de l'auteur), j'ai refermé ce nouveau titre bouleversée. Autant la première partie, où le narrateur raconte à son fils sa vie d'assureur au bout du rouleau qui va entraîner sa famille dans sa douloureuse chute, ne m'a pas forcément embarquée, la seconde, dont on ne peut rien dire sans trop en révèler, si ce n'est que la parole revient à sa fille, secoue violemment. Déstabilisant et fort.

Il veut grandir vite et je lui conseille de prendre son temps, je lui rappelle que l'enfance est une chance. Un pays sans guerre.

 ✩

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L'Océan au bout du chemin de Neil Gaiman (Au Diable Vauvert)
De retour dans la maison familiale, un homme encore jeune, sombre et nostalgique, retrouve les lieux de son passé et des images qu'il croyait oubliées. Déroutant livre, ni tout à fait pour enfants, ni tout à fait pour adultes, ou pour les adultes qui seraient encore capables de voir un océan dans une mare ou de croire aux contes. Se laisser porter par ce doux voyage fantastique dans l'imaginaire des enfants - et ce qu'il en reste lorsqu'ils grandissent.

Les enfants, ainsi que je l'ai dit, ont recours à des voies secondaires et aux sentiers cachés, tandis que les adultes suivent des routes et les itinéraires officiels.

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13 octobre 2014

Au Programme

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J'ai grandi dans une maison où la télévision était allumée en permanence, est-ce en réaction que je veille à ce qu'elle ne devienne pas le 5e membre de ma famille ? Non, c'est plus basique que ça, lorsqu'il y a plusieurs sources de bruit à proximité, je n'arrive plus à les différencier ; pour peu que Chéri me parle, qu'un enfant (ou deux) fasse un peu de bruit et qu'il y ait un fond sonore en plus des bruits de la rue, dans ma tête ça fait une grosse cacophonie - un ORL m'a dit un jour que j'avais l'oreille absolue (c'est-à-dire que je distingue trop bien toutes les fréquences de son), mais pour moi c'est surtout une énorme source d'énervement ! Ceci explique, Alice & Zaza, que je ne puisse suivre un programme à la télé ou à la radio que lorsque je suis seule :

Le matin, un peu d'Europe 1, puis un tout petit d'RTL2 (jusqu'à ce que je me lasse des pubs), ou bien de la musique via Deezer. Si je commence à rédiger quelque chose, comme cet article ici-présent, j'éteins tout, sinon je n'arrive pas à me concentrer. Le midi j'aime bien déjeuner devant la Nouvelle Edition de Canal+, son JT et son zapping. L'après-midi rien, si ce n'est le silence jusqu'à ce que les garçons viennent envahir ma bulle de calme. En soirée j'ai renoncé à suivre le Grand Journal (eh oui, c'était mieux avant), longtemps accro aux Guignols de l'Info je bascule maintenant sur la 5, C à Vous suivi d'Entrée Libre, puis retour sur le Petit Journal. Le soir, c'est DVD cinéma de rigeur, sinon je me morfonds à zapper, zapper... et finir par aller me coucher avec un bouquin. Allez, un petit aveu, je ne loupe jamais "L'Amour est dans le Pré" ou bien "Koh Lanta", qui sont en fait bien plus drôles depuis que je lis en parallèle les commentaires sur Twitter ou que je les commente par texto en live avec mes copines ! 

 

Photo Pinterest

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12 octobre 2014

365 Photos {41}

Ce fut une semaine solo, bien chargée bien occupée bien crevante. Les chaussettes et les pulls sont ressortis depuis lundi dernier, les jours racourcissent, l'énergie aussi, un peu. Haut les coeurs, il est bientôt là le temps du chocolat chaud et des week-ends sous la couette (ah oui, non, avec les kids, ça c'est pas possible, grrrr....). Un petit aperçu pour Virginie

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279# Lever hyper matinal pour prendre le café avec Chéri, sur le point de partir pour la semaine.
280# Invitée à une journée de présentation à Bercy, plaisir d'avoir un aperçu des sorties cinéma qui feront 2015.
281# Paris, Opéra.
282# Mon cinéma préféré.
283# Voir refleurir une plante pour la première fois depuis 2 ou 3 ans.
284# Mon QG préféré.
285# Petit gars patient

 

 Bon Dimanche !! 

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09 octobre 2014

"Deux", amour & cinéma

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Clorinde (ce prénom, tout un programme) est une jeune étudiante en cinéma. Attirée à la fois par deux garçons séduisants et intrigants croisés dans un café, l'un scénariste l'autre réalisateur, le hasard l'emmène à choisir Simon.

C'est un roman en deux parties. La première est légère comme des papillons dans le ventre, comme un film de Truffaut où une jeune femme se partagerait entre deux garçons, comme la robe d'une jeune fille qui court dans les rues de Paris. Légère comme le début d'une histoire d'amour, légère comme cette jolie couverture printanière, légère comme le prénom d'une jeune fille qui sonne comme un opéra. 

Puis l'histoire bascule vers le récit détaillé de la préparation d'un tournage (l'auteur, dont c'est le deuxième roman, s'y connait puisqu'il est, "la plupart du temps", assistant réalisateur) lorsque Clorinde est engagée comme stagiaire sur le film écrit par Simon. Dans le stress et l'excitation, alors que Clorinde découvre un nouvel univers, évidemment l'histoire d'amour s'y perd, les sentiments se diluent et la jolie stagiaire a la tête qui tourne. Tu l'as compris, c'est une histoire charmante à lire les pieds nus dans l'herbe - c'est d'ailleurs ce que j'ai fait.

Vous ne vous êtes jamais demandé combien de personnes exactement faites pour nous, nous échappaient chaque jour ? Chaque semaine, chaque mois, comme vous voulez... c'est pareil. La tripotée de personnes idéales que nous avons croisées sans même les remarquer ! C'est toujours à cet instant précis qu'on renoue son lacet ou qu'on court pour attraper le bus. S'il y a bien une chose aisée ici-bas, c'est de rater sa vie.

{Deux, Stanislas WAILS, Au Diable Vauvert}

 

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08 octobre 2014

"Lou, Journal Infime", le film en masking tape

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"Lou", c'est d'abord une série de bandes dessinées de Julien Neel qui raconte le quotidien d'une jeune fille rêveuse et créative, entre sa mère qui a un peu oublié de grandir, son filou de chat, un charmant voisin baba cool, une grand-mère teigneuse, bien sûr les copines et SURTOUT les copains...

C'est la première fois que je découvre et lis une série en même temps que mon Grand - qui n'aurait peut-être pas franchi le cap de la couverture girly du premier tome si je ne lui avais pas annoncé qu'une adaptation ciné était sur le point de sortir en salles - et je crois qu'on a autant apprécié et rigolé l'un que l'autre... pas de la même façon, évidement, car je ne pense pas qu'il se soit comme moi trouvé des points communs avec la mère de Lou.

Alors, quid de l'adaptation ? Coloré, ludique, vintage, on retrouve dans le film tout l'univers rose bonbeck des livres, pour un résultat délicieusement sucré, charmant, et agréable à découvrir dans ses plus petits détails. Toutes les filles, grandes et petites, rêveront d'entrer dans ces décors un peu kitschs et si chaleureux. Les autres trouveront peut-être qu'il y a là abus de scrapbooking et de mignonneries. Bref, tu l'as compris, soit tu es réceptif à cet univers kawaï et tu vas passer un très agréable et très rafraîchissant moment (ce qui a été mon cas), soit tu risques de trouver tout cela très cucul naïf.

Impossible de ne pas dire un mot des interprètes, car Ludivine SagnierKyan Khojandi ou encore Nathalie Baye y sont vraiment méconnaissables, et on imagine facilement qu'ils ont dû y prendre grand plaisir. Je regrette juste que certains personnages ne soient pas suffisamment développés, je pense particulièrement à cette grand mère délicieusement vipère mais avec un fond de sensibilité qu'on ressentait davantage dans la BD - mais il est vrai qu'une seule image dessinée en dit parfois bien plus que 10 scènes de cinéma fignolées.

 

{Lou, Journal Infime, un film de Julien Neel d'après sa bande dessinée, avec Lola Lasseron, Ludivine Sagnier, Nathalie Baye... sortie aujourd'hui en salles}

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