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J'étais totalement emballée à l'idée de découvrir cette nouvelle exposition Monumenta - qui vient tout juste de s'achever -, j'avais tant aimé le travail multicolore et lumineux de Daniel Buren, et tant regretté d'avoir loupé celui d'Anish Kapoor. Le projet des artistes russes Ilya et Emilia Kabakov de créer une cité utopique, monumentale et mystérieuse avait de quoi intriguer et appâter, d'autant que je trouve que l'espace abrité par la Nef du Grand Palais est l'un des plus beaux de Paris.

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D'emblée j'ai bien aimé ces hauts murs blancs qui forment comme un grand labyrinthe et évoquent une ville méditerranéenne. L'intérieur de la Cité m'a en revanche laissée plus sceptique : pour une belle idée (quoique nébuleuse) de musée vide ou de chapelle blanche, de petits espaces exposant les idées et projets des artistes : maquettes, croquis, toiles... quelques jolies pièces mais rien d'extraordinaire à vrai dire, alourdies par des références et une symbolique fumeuses (énergie cosmique, spiritualité, onirisme, métaphysique...).

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Au final, cette cité blanche parait bien peu impressionnante sous la Nef, c'est dommage d'avoir loupé une si belle occasion de jouer avec les espaces et la lumière (même si on peut imaginer l'écrasante difficulté du projet), et si l'ambition déclarée de Monumenta est de faciliter la rencontre entre grand public et art contemporain, pour le coup cette édition-là était ratée. 

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