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Un chien au QI de Prix Nobel, capable des plus grandes inventions et de résoudre les équations les plus complexes, éprouve pourtant quelques difficultés à surmonter le plus grand des défis : éduquer son petit garçon - ah oui, c'est un détail, mais comme il est expliqué au début du film, si un petit garçon peut adopter un chien, pourquoi un chien ne pourrait-il pas adopter un petit garçon ?

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Le duo atypique M.Peabody et Sherman existe depuis un dessin animé créé dans les années 60 ; personnages attachants et drôles, la relation ("père/fils" ?) qui les unit donne tout son intérêt à un film d'animation rythmé et visuellement très réussi, à la 3D bien intégrée, même s'il ne révolutionne pas la technique et donne une impression de déjà-vu. Le clebs savant (mais incapable d'exprimer sans emphase l'affection qu'il éprouve envers son gamin adoptif, l'occasion de faire passer le petit message consensuel de circonstance) éclipse carrément les personnages humains, surtout en VF où il a la chance d'être doté de la voix impeccablement posée de Guillaume Gallienne.

Au passage, le film permettra de réviser (dans tous les sens du terme) ou de découvrir, pour les plus petits, un peu d'histoire, l'occasion rêvée de discuter Révolution Francaise (et de l'usage de la guillotine... si, si !!) en sortant de la salle, où l'on apprend que Marie-Antoinette s'empiffrait de gâteaux et pourquoi Mona Lisa ne souriait jamais... la machine à explorer le temps de M.Peabody nous permettra une balade récréative à travers la Renaissance, l'Egypte ancienne et même pendant la Guerre de Troie. En somme, un film d'animation pas trop bête (ah, ah), qui permet de passer un moment en famille vraiment très sympa, à défaut d'être inoubliable.

{M. Peabody et Sherman : Les Voyages dans le temps, un film de Rob Minkoff, sortie en salles mercredi 12 février}