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Cinq ans après leur première aventure, vikings et dragons vivent en harmonie sur l'île de Beurk. Harold a désormais du poil au menton et continue son exporation du monde en compagie de son dragon noir, le craquant Krokmou (j'en veux un !), sorte de mix entre un gros chat noir et Stitch.

Qui n'a pas rêvé de voler sur/avec un dragon ? ce qui est beau avec les l'évolution des effets spéciaux, c'est que tout devient possible et crédible pour peu qu'on se laisse emporter. Si le premier Dragons jouait avec les codes vikings, une fois les présentations terminées il fallait trouver un nouvel angle d'attaque pour le deuxième épisode de cette saga (qui constituera une trilogie), en se basant sur des aspects plus clairement psychologiques : dans la pure tradition des récits initiatiques, Dragons 2 raconte la quête d'identité d'un jeune garçon privé de figure maternelle et se sentant incapable de répondre aux ambitions de son père qui veut lui céder sa place de chef. Confronté à une menace extérieure et des épreuves personnelles, il sera contraint de faire preuve d'esprit de décision et affronter de nouvelles responsabilités - grandir, en somme. Un brin de noirceur contrebalancé par un joli message sur l'amitié et la confiance.

Si de nouveaux protagonistes (et de nouveaux méchants) font leur apparition pour relancer l'action, si l'animation a fait des progrès considérables notamment pour ce qui concerne les humains, longtemps grands délaissés du film d'animation, reconnaissons qu'on passe le film à attendre les dragons, les dragons qui jouent, qui volent, qui filent, qui font des cascades, drôles, menacants, attachants. Un joli moment d'aventure et de bravoure à dos de dragon.

{Dragons 2, réalisé par Dean DeBlois, sortie aujourd'hui en salles - à partir de 6 ans}