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J'avoue, je ronchonne immanquablement chaque année en voyant dans les médias des images de familles se pressant au Salon de l'Agriculture : "M'enfin, si t'as envie de montrer des vaches à tes loulous emmènes les courir dans la campagne !", du coup l'évènement, quoique se tenant à proximité de chez moi, ne m'a jamais franchement attirée. C'était compter sans mon 3e gosse (celui de 41 ans) qui cette année m'a fait un gros caprice - et gagné des invitations. Bon, OK, arrêtes de bouder, je viens. J'avais surtout dans l'idée de faire de la photo sympa et peut-être de gratouiller de la vache - j'adore les vaches, sérieux.

Bon bah, à côté le Salon du Livre c'est une librairie un jour férié. On a pourtant soigneusement choisi notre créneau horaire en pensant éviter la foule : tôt le matin. Grosse suée dès l'arrivée - je vais même pas pouvoir caresser de la bovine, si ça se trouve ? On commence par les chevaux (qui ne montrent au public que leur cul, ils ont bien raison, c'est l'heure de la graille, moi non plus j'ai pas envie de me faire mater quand je déjeune), je bénis mes enfant d'avoir passé l'âge de la poussette parce que même en pédibus je suis en surchauffe en 5 minutes à peine, genre heure de pointe à Châtelet-les-Halles. On passe au pavillon des félins et canins, je vérifie mon billet, oui c'est bien le salon de l'agriculture, le temps d'apercevoir quelques matous blasés et endormis (et sans poil, rhooo j'en veux un...) et des bassets qui présentent leur maîtres devant un jury concentré ("Montres tes dents, vala c'est ça, lèves la queue maintenant"), je grogne entre mes dents à Chéri qui sent qu'il va passer une très mauvaise journée : "Sors-moi de là, VITE".

Enfin on attaque le pavillon de toutes les convoitises, les z'ovins-bovins, je m'attends au pire vu comme il a fallu jouer des coudes pour apercevoir un poil de chat siamois. Ouf, c'est moins pire que je craignais, les vaches sont décidément des stars et traitées comme telles, espace, buffet à volonté, brossées, chouchoutées... et plus mitraillées que Nabilette au Festival de Cannes. Blasées, patientes et surtout hyper indulgentes envers la plèbe qui les admire et les acclame. Vas-y, Marguerite, c'est ton heure de gloire. Il faut reconnaître qu'elles sont plus canon les unes que les autres, et je te promets qu'elles ont le cuir plus doux (et mieux entretenu) que ma peau. Je m'arrête devant chaque bestiau et j'entame dialogue et gratouillette entre les oreilles, la bête me considère d'un air las ("Allez, vas-y, prends-la ta photo et lâche-moi le pis").

Les Maximonstres ont été héroïques du début à la fin, ont bu du lait (à la châtaigne. Si.), moulu de la farine, grignoté des gâteaux bio et savouré de la barbe à papa, fui devant la mascotte-betterave, et ont plutôt pas mal profité et apprécié. Lorsque je suggère de ramener un porcelet à la maison pour que notre chat ait un copain, tout le monde crie "OUIIIIII !!" sauf l'homme, je pige pas pourquoi (ça ferait un  petit cochon de trop ?). Lorsqu'on arrive en jouant des coudes à l'étage où l'on mange qui est, ô surprise, surpeuplé, surchauffé et surbruyant, je tourne vers Chéri un regard sans équivoque : "Ok, ok, on s'en va". On quitte le Salon en début d'après-midi, et vue la foule qui s'amasse à l'entrée, je sens que la journée va être longue pour les biquettes. Courage, les filles !

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{Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles, jusqu'au 2 mars}