unnamed

Mune, sorte de petit faune tout bleu, est désigné bien malgré lui gardien de la lune : celui qui apporte la nuit et veille sur le monde des rêves. Mais il enchaîne les catastrophes et donne l'opportunité au gardien des ténèbres de voler le soleil. Avec l'aide de Sohone, le fier gardien du soleil et la fragile Cire, Mune part alors dans une quête extraordinaire...

Allez, on reprend la team habituelle (mais hyper efficace) : le jeune naïf qui se voit doté de grandes responsabilités, le copain lourd, arrogant mais finalement sympa, la fille (maline et craquante) - on dirait le pitch de Dragons, tiens -, tu les places dans un univers esthétique coloré, tu leur colles une cohorte de mascottes crô mignonnes (ici, des araignées façon Pixar) et tu obtiens une sorte d'Avatar sauce animée avec un brin de manga. 

Qu'on ne s'y trompe pas, j'ai apprécié le film qui est avant tout une belle fable écolo à forte connotation symbolique sur la dualité (le soleil, la lune, tout ça...) et un beau message sur la différence, la tolérance, la fraternité, l'entraide... C'est un divertissement très agréable et même reposant, souvent drôle et qui va certainement très bien fonctionner auprès des plus jeunes.

mune-le-gardien-de-la-lune (1)

Mais cette multitude de personnages (trop) inspirés d'univers préexistants (Avatar étant la plus flagrante, mais il y a même des références à Dali avec ses girafes à grandes pattes) peuvent aussi empêcher l'identification, il n'y a paradoxalement pas d'univers propre et reconnaissable par les enfants principalement visés. Le casting voix est réussi mais sans véritable valeur ajoutée (si ce n'est d'attirer des fans d'Omar Sy), et la 3d ne me semble pas apporter grand chose non plus.

Bref, pas de révolution en vue dans le domaine de l'animation, mais un joli film empreint de poésie qui plaira sans nul doute aux mini spectateurs.

 

{Mune, le Gardien de la Lune, réalisé par Benoît Philippon et Alexandre Heboyan, sortie en salles ce mercredi}