A une exception près, j'ai volé (oui, oui, volé, pffiou pas bien) ces photos sur Instagram, et j'en demande humblement pardon à leurs propriétaires, parmi mes amis ou non (je les retire sur demande, bien évidemment).

13 nov (48) 13 nov (2) 13 nov (3) 13 nov (4) 13 nov (5) 13 nov (6) 13 nov (7) 13 nov (8) 13 nov (13) 13 nov (10) 13 nov (2) 13 nov (3) 13 nov (4) 13 nov (5) 13 nov (6) 13 nov (7) 13 nov (8) 13 nov (9) 13 nov (12) 13 nov (13) 13 nov (14) 13 nov (15) 13 nov (16) 13 nov (17)13 nov (18)13 nov (20) 13 nov (21) 13 nov (22)13 nov (23) 13 nov (24) 13 nov (25) 13 nov (26) 13 nov (27) 13 nov (28) 13 nov (29) 13 nov (30) 13 nov (31) 13 nov (32) 13 nov (33) 13 nov (34) 13 nov (35) 13 nov (36) 13 nov (38)13 nov (39)13 nov (40) 13 nov (41) 13 nov (42) 13 nov (43) 13 nov (44) 13 nov (45) 13 nov (46) 13 nov (47) 13 nov (49) 13 nov (50) 13 nov (51) 13 nov (52) 13 nov (53) 13 nov (56) 13 nov (57) 13 nov (59) 13 nov (60) 13 nov (61) 13 nov (62) 13 nov (63) 13 nov (64) 13 nov (65) 13 nov (66) 13 nov (67) 13 nov (68) 13 nov (69) 13 nov (70) 13 nov (71) 13 nov (72) 13 nov (73) 13 nov (74) 13 nov (75) 13 nov (76) 13 nov (77) 13 nov (78) 13 nov (79) 13 nov (80) 13 nov (81) 13 nov (82) 13 nov (84) 13 nov (85) 13 nov (86) 13 nov (87) 13 nov (88) 13 nov (89) 13 nov (90) 13 nov (91) 13 nov (92) 13 nov (93) 13 nov (94) 13 nov (95) 13 nov (96) 13 nov (97) 13 nov (98) 13 nov (99) 13 nov (100) 13 nov (101) 13 nov (102) 13 nov (103) 13 nov (104) 13 nov (105) 13 nov (106) 13 nov (107) 13 nov (108) 13 nov (109) 13 nov (110) 13 nov (111) 13 nov (112) 13 nov (113) 13 nov (114) 13 nov (116) 13 nov (117) 13 nov (118) 13 nov (119) 13 nov (120) 13 nov (121) 13 nov (122) 13 nov (123) 13 nov (124) 13 nov (125) 13 nov (126) 13 nov (127) 13 nov (128) 13 nov (129) 13 nov (19) Voilà. Il y en a 129. Certains disent que ça ne sert à rien ces petits hommages à échelle individuelle, moi je t'assure que samedi soir en parcourant mon fil Instagram (le seul à être épargné par les commentaires douteux) j'ai ressenti un tout petit peu de réconfort, à défaut de pouvoir se rassembler comme le 11 janvier dernier, au milieu de ces sentiments d'inutilité et de colère et de désespoir mêlés.

Je ne vais pas disserter, d'autres le font tellement mieux que moi avec les mots justes et raisonnables, mais tout de même : il y a quelques mois nous apprenions que "dessiner tue" ; à présent nous savons que "s'amuser tue". Alors que faire maintenant avec cette idée qui vient de s'incruster au fond de nos petites cervelles ? On arrête de vivre ? Bien sûr que non. Passées la sidération et la tristesse, il faudra relever la tête et continuer à avancer, même un peu plus ployés sous le choc et par le deuil.

La peur, c'est une autre histoire. Moi, oui, j'ai peur. Ce que ces hyènes ont réussi, c'est à inoculer ce virus de la crainte, la crainte de prendre un transport en commun, d'aller bosser, d'aller au cinoche ou à un concert, d'aller faire ses courses ou de se balader dans un parc. Cette semaine je dois aller à Paris avec mes gosses et j'aime mieux te dire que j'ai davantage envie de les remettre en sécurité dans mon ventre que d'y aller, et que dans un petit coin de ma tête j'espère que l'évènement sera annulé.
Mais alors, on fait quoi maintenant ?

Nous sommes dans une époque où on nous serine qu'il faut profiter des petits bonheurs et des instants doux, c'est agacant à la fin ce type de mantra, comme une injonction à être heureux, et pourtant c'est peut-être plus que jamais le moment de le prendre à la lettre. Personne ne sait de quoi demain sera fait, autant faire qu'aujourd'hui se passe de la façon la plus belle.

Tu vas voir, on va s'en sortir. Parce qu'on est ensemble. Mais il va falloir beaucoup, beaucoup s'aimer, les gars ! 

Tu sais quoi, quand je ne suis pas bien, mon Mini m'embrasse sur le bout du pif. 

Allez, je te fais plein de Bisous sur le bout du nez.