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C'est la promesse de cet énigmatique titre qui m'a donné envie de lire "La Logique de l'Amanite", un premier roman aux accents mycologiques. On y découvre le journal de Nikonor, un vieux snob acariâtre qui vit terré en son château corrézien dans l'attente d'une hypothétique et menaçante visite. Ce sympathique personnage a comme particularité, outre une passion pour les champignons (ce qui nous vaut un certain nombre de pages détaillant attributs des cèpes et autres), un mépris considérable envers son prochain, et particulièrement envers sa soeur jumelle Anastasie, considérée comme faible, idiote, perverse. On saura également qu'il ne vaut mieux pas contrarier ce fou de cèpes qui dès qu'une difficulté ou un obstacle se présente (un père intrusif, un beau-frère menaçant, une cuisinière trop curieuse...), a une fâcheuse tendance à résoudre le problème de façon... expéditive et radicale. Une véritable épidémie, tout autour de Nikonor semble disparaître.

"Tout n'est pas élucidable", nous dit-on, néanmoins j'aurai aimé avoir plus de pistes et moins de botanique. J'aime les beaux personnages d'odieux, mais sans avoir besoin de justifier leurs actes un peu plus d'explication (comme sa relation avec sa soeur, par exemple) ne nuirait pas. En somme un livre cynique, original, surprenant, mais pas assez abouti à mon sens.

{La Logique de l'Amanite, Catherine Dousteyssier-Khoze, Grasset}

 

Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée littéraire de PriceMinister