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Certaines frémissent à l'arrivée des soldes, moi c'est à l'approche de la Rentrée Littéraire. Joie de découvrir des auteurs aimés sur les starting blocks (lassitude devant d'autres...) et impatience de découvrir de "petits nouveaux". Evidemment vue l'avalanche de titres, certains passent inaperçus, mais je pense qu'un joli bouche à oreille (via les blogs, par exemple et au hasard) est bien plus efficace qu'une pile en tête de gondole.

Il est impossible de parler de tous, aussi je profite du thème de ce lundi pour vous dire quelques mots, Alice & Zaza, sur deux titres qui m'ont plu (parmi tant et tant d'autres) et qui sont pourtant si différents :

 

Funny Girl de Nick Hornby (Stock)
Angleterre, années 60. Barbara est à peine élue reine de beauté de Blackpool qu'elle file à Londres : elle veut devenir actrice comique, la nouvelle I Love Lucy, et s'appellera dorénavant Sophie. Nous saurons tout sur le processus de fabrication de ces Comedy Playhouse de la BBC si populaires depuis les années 60, des producteurs aux scénaristes en passant par les acteurs et les critiques. Evidemment, la vie privée des uns a vite fait d'interférer dans le scénario de la série. Comment faire pour divertir les gens, les faire rêver en contournant la censure de l'époque... et surtout maintenir le succès d'une série alors que ses protagonistes vieillissent et que la société évolue ? J'ai toujours beaucoup aimé Nick Hornby, et ce nouveau livre qui parle finalement plus d'écriture que de télévision est peut-être bien son meilleur.

 

Anne F. d'Hafid Aggoune (Plon)
B.Jarhel, 15 ans, a commis un attentat à Paris lors d'un marathon. Son professeur de lettres, rongé par la honte et la culpabilité, veut attenter à ses jours. Ce soir-là, il relit Anne Frank et décide de lui adresser sa dernière lettre.
Pourquoi Anne ? Parce qu'elle symbolise l'enfance pétrifiée, parce qu'il se trouve avec elle des points communs : une judaïté que l'on cache, le refuge dans l'écriture, le rapport avec ses parents... Il la considére comme une petite soeur d'écriture, un symbole de paix et de courage qui va lui redonner espoir. Vaut-il mieux abandonner ou résister ? Un texte court et fort, une belle réflexion sur le pouvoir de l'enseignement face à la montée de l'obscurantisme.

 

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